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matthieu lauzon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Une participation élevée à des jeux de hasard et d’argent (JHA) à l’adolescence représente un facteur de risque eu égard au développement de problèmes de jeu. Dans l’optique de développer des modèles étiologiques complets et pertinents, il importe donc d’examiner les facteurs associés à une participation élevée à des JHA. La littérature fait mention d’un lien entre la participation à des JHA des amis et la participation à des JHA des adolescents. Toutefois, ce lien pourrait être modulé par le risque génétique individuel de participation à des JHA. Pour déterminer le risque génétique, nous avons fait appel à un devis composé de jumeaux élevés ensemble (N=497; 47,7% garçons) et nous nous sommes basés sur le niveau de JHA du co-jumeau ainsi que sur le type de dyade gémellaire, monozygote( 56,1%) ou dizygote(43,9%). Les régressions multiniveaux montrent que le risque génétique prédit une augmentation des JHA de 15 à 17 ans. Ils montrent aussi une interaction gène-environnement (B =-0.29, p=0.46) indiquant que les JHA des amis ont une contribution additionnelle, mais uniquement pour les jeunes à faible risque génétique. Ces résultats tiennent compte des variables de contrôle suivantes : les JHA des adolescents à 15 ans, leur impulsivité à 11 ans, leur poids à la naissance et l’adversité familiale. Ainsi, contrairement à leurs pairs à faible risque génétique, les adolescents à risque élevé n’ont pas besoin de leurs amis pour voir leurs comportements de jeu augmenter.
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