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Les ados en cuisine : portraits croisés d’ateliers culinaires offerts au Québec

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Karine Desserre-Pezé : Indépendante

Résumé de la communication

Assurer la transmission des compétences culinaires et l’acquisition de connaissances alimentaires constituent un véritable enjeu de santé publique. C’est ainsi outillés que nos jeunes seront en mesure de faire des choix alimentaires éclairés.

L’adolescence est l’âge où l’on veut s’affirmer, se démarquer des aînés. La sphère des goûts alimentaires n’échappe pas à l’envie de bouleverser les codes établis. La cuisine peut alors constituer un champ d’expérimentation, potentiellement transgressif.

Comment attirer les ados en cuisine ? Que recherchent-ils à travers les ateliers culinaires ? Quelles sont les clés de succès, tant dans le contenu que dans la façon d’aborder la thématique? En bref, comment faire en sorte que l’apprentissage culinaire réponde aux besoins et envies des adolescents ?

Découvrez dans cette série de portraits croisés les points forts de l’expérience d’acteurs de terrain tels que La Tablée des Chefs, L’Académie culinaire, La Guilde culinaire ou La boîte à lunch.

Résumé du colloque

L’adolescence est une période où les jeunes renégocient leur rapport à l’alimentation (Baril et coll., 2014). Leurs besoins nutritifs évoluent, ils sont plus intéressés par ce qu’ils mangent et ils s’engagent dans des expériences gustatives hors foyer. Les choix alimentaires permettent alors l’affirmation d’une nouvelle autonomie (Mathiot, 2012). La famille demeure un espace de socialisation privilégié en matière d’alimentation (Belorgey, 2011) puisqu’elle est responsable de l’achat des aliments, de la préparation et de la prise des repas, et que les cultures alimentaires se transmettent de génération en génération (Diasio et Pardo, 2009). Au moyen de pratiques médiatiques plus autonomes, les adolescents sont exposés aux discours des acteurs de la sphère marchande, comme l’industrie agroalimentaire. Ces acteurs proposent des produits ciblant la clientèle adolescente et font la promotion de certains modèles alimentaires et corporels (Le Breton, 2013). On assiste également à la multiplication d’émissions présentant recettes et conseils alimentaires à la télévision et dans Internet (Cohen, 2015; Pollan, 2013), une offre à laquelle contribuent les jeunes (Abbar et coll., 2015). À ces discours s’ajoutent ceux de la santé publique et communautaire, dont les interventions ont notamment visé à améliorer l’offre alimentaire dans les environnements scolaires et à promouvoir la saine alimentation auprès des jeunes (Ogilvie et Eggleton, 2016). Comment les adolescents s’approprient-ils les multiples discours souvent contradictoires sur l’alimentation qui circulent dans les espaces public et privé? Comment développer des interventions qui puissent les soutenir dans la construction de choix alimentaires autonomes? Les pratiques alimentaires impliquent en effet l’apprentissage d’un ensemble d’habiletés (culinaires, socioculturelles, gastronomiques, commerciales, techniques, critiques et corporelles), renvoyant au fait social global (Poulain, 2002) et constitutives des littératies alimentaires (Lemieux, 2014).

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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