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Les défis que pose la dépendance excessive des universités de l’Ontario à l’égard des étudiants étrangers

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Oleg Legusov : University of Toronto

Résumé de la communication

Comme les universités de l’Ontario font face à une baisse du financement public, ils comptent de plus en plus sur les étudiants étrangers pour s’acquitter de leurs obligations financières. Ainsi, le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités de l’Ontario est passé de 24 862 en 2005-06 à 53 085 en 2015-06. Bien que les universités recrutent des étudiants étrangers pour diverses raisons, les frais de scolarité élevés payés par ces étudiants sont devenus indispensables à leur bien-être. Étant donné le degré élevé d’intérêt pour les études dans les universités de l’Ontario, il est relativement facile de recruter des étudiants à l’étranger. Une fois inscrits, cependant, ces nouveaux arrivants rencontrent de nombreuses difficultés. En outre, le grand nombre d’étudiants étrangers présente de nouveaux défis pour la prestation de services universitaires. Dans cette présentation, j’explore les défis que pose cette forte augmentation du nombre d’étudiants internationaux, et ce pour les professeurs, le personnel de soutien et les étudiants eux-mêmes.

Résumé du colloque

Le thème porte sur les transformations actuelles des universités, selon trois plans : systémique, institutionnel, conditions de travail.

Tout d’abord, nous observons des transformations majeures sur le plan systémique, ce qui inclut dans le cas du Québec les politiques provinciale et fédérale. Sur ce point, il semble qu’une préoccupation plus grande pour la reddition de compte (nouvelle gestion publique) et la croissance dans l’économie du savoir amène des transformations tant en ce qui concerne le pilotage des systèmes universitaires (prenons la réflexion actuelle sur le conseil des universités) que sur le plan du financement externe de la recherche et de l’enseignement universitaire (certains pays cessent de financer certains domaines disciplinaires). Dans plusieurs endroits, les subventions de fonctionnement (avec ou sans restriction) stagnent alors que le financement compétitif et les partenariats avec les entreprises croissent. 

Ces transformations systémiques tendent à engendrer des transformations institutionnelles. Les leaders universitaires s’adaptent à de nouvelles réalités financières. Par exemple, certains se demandent s’il est toujours raisonnable d’embaucher un professeur à temps plein lorsque le financement se fait de façon temporaire.

Ces transformations systémiques et institutionnelles amènent bien entendu des transformations sur le plan des conditions de travail des professeurs, des chercheurs, des chargés de cours et des étudiants. Il n’est plus rare de voir des chercheurs possédant un diplôme qui survivent dans le milieu universitaire en accumulant des contrats de recherche sans jamais obtenir un poste permanent. C’est ce qui est désormais appelé la précarisation du travail universitaire. Une réalité déjà bien connue depuis l’essor important des chargés de cours, mais qui se généralise désormais en recherche. 

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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