Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie-France Nadeau : Université de Sherbrooke
Dans le cadre de l’éducation inclusive, les élèves présentant des difficultés comportementales sont souvent au centre des préoccupations soulevées tant par des enseignants en exercice que par des futurs enseignants. Alors que les croyances et attitudes entretenus par les enseignants sont fortement liés à la réussite de l’éducation inclusive (Avramidis et Norwich, 2002; Jordan, Glenn, et McGhie-Richmond, 2010), certains avancent que les croyances entretenues par les futurs enseignants joueraient un rôle plus important que les savoirs théoriques dans la conception de leur pratique enseignante (Alger, 2009 ; Korthagen, 2010). Dans ce contexte, il y a lieu de vérifier quelles sont les croyances et attitudes des futurs enseignants à l’égard de l’éducation inclusive et des élèves présentant des difficultés comportementales. Plus de 1400 étudiants inscrits dans un programme de formation initiale au primaire ont répondu à l’échelle mesurant les Attitudes envers l’inclusion scolaire (tirée et adaptée de Mahat, 2008). Les résultats obtenus sont principalement analysés à la lumière du programme de formation (enseignement préscolaire et primaire; adaptation scolaire) et de l’année d’étude (1ere à la 4e année) et permettront d’orienter la discussion quant à la préparation des futurs enseignants à l’éducation inclusive.
L’intervention auprès des élèves ayant des difficultés de comportement est reconnue comme étant difficile dans les différents milieux scolaires. En effet, des recherches montrent un écart entre les pratiques jugées probantes pour ces élèves et celles qui sont effectivement utilisées par les enseignants en classe (Gable, Rothrauff, Thornburg et Mauzy, 2010; Maggin et coll., 2011). Un écart existerait aussi entre les pratiques déclarées et les pratiques réelles (Almog et Shechtman, 2007). Celles-ci sont teintées des croyances et des attitudes que les enseignants entretiennent vis-à-vis de ces élèves, ainsi que par leur sentiment d’auto-efficacité (Gaudreau, Royer, Beaumont et Frénette, 2012) ou d’autres variables telles que l’expérience professionnelle (Chouinard, 1999). Elles vont évidemment influencer la qualité des expériences scolaires des élèves en difficulté de comportement, reconnue comme étant souvent moins positive que celle de leurs pairs (Achilles, McLaughlin et Croninger, 2007; Rousseau, Point et Vienneau, 2015) et risquent également de péjorer le climat général de la classe (Montuoro et Lewis, 2015).
Le but de ce colloque est de faire état de l’avancement scientifique en ce qui concerne les croyances et perceptions des acteurs vis-à-vis des pratiques d’intervention en milieu scolaire. Il vise aussi à porter un regard critique sur les pistes d’actions et les avenues de recherche à envisager pour améliorer le vécu scolaire des élèves présentant des difficultés de comportement et de leurs camarades. Il sera axé sur un partage des expertises scientifiques mises en œuvre dans le domaine de l’intervention en milieux scolaires auprès des élèves ayant des difficultés de comportement. Les objets de recherche divers et complémentaires des chercheurs permettront de repérer les convergences et les points d’écart dans les travaux réalisés au Québec et à l’étranger. En s’appuyant sur une réflexion intégrative, il vise aussi à dégager les pistes d’intervention probantes et à orienter les perspectives de recherche ultérieures.
Titre du colloque :
Thème du colloque :