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Victoria Volkanova : Université de Moncton
Les technologies numériques ont modifié les pratiques de publication et de diffusion des connaissances. Les revues en libre accès, les plateformes de partage (les médias sociaux académiques, entre autres), les blogs, les sites web des chercheurs, les dépôts institutionnels et les archives ouvertes disciplinaires, offrent maintenant de nouveaux modes, plus rapides, de diffusion des résultats de la recherche. Grâce aux technologies numériques, il est plus facile de former des collaborations nationales et internationales; et la révision par les pairs, fondement de la communication savante, est également transformée. Notre recherche s’intéresse aux pratiques de publication et de diffusion des connaissances scientifiques des chercheurs travaillant dans un milieu francophone minoritaire. Plus particulièrement, cette présentation explorera les aspects suivants : 1) les domaines et les revues dans lesquels ces chercheurs sont les plus actifs; 2) leurs langues de publication; 3) leurs pratiques de collaboration; 4) leur usage du libre accès; et 5) l’utilisation des médias sociaux académiques. Nous nous limitons aux années 2000 à 2015, une période qui a vu une explosion de ces nouveaux modes de publication et de diffusion. L’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick sera utilisée ici comme cas typique d’institution francophone dans un milieu majoritairement anglophone. Notre étude sera par la suite élargie à l’échelle nationale.
Nous souhaitons dresser un bilan, tout en interpellant les chercheurs communautaires, gouvernementaux et universitaires au sujet des perspectives d’avenir du champ sur les francophonies d’Amérique. Nous souhaitons particulièrement explorer les apports potentiels d’une plus grande interdisciplinarité et d’un plus grand recours à la comparaison interrégionale.
Après l’abandon progressif de la logique canadienne-française dans les années 1970, la recherche sur les francophones hors Québec a suscité l’émergence de thématiques originales liées au fait minoritaire, à la gouvernance, à l’espace ou à l’identité, par exemple. Depuis le début des années 1990, les études portant sur les francophones en situation minoritaire s’avèrent, en outre, de plus en plus nombreuses. À ce titre, si les réseaux de chercheurs et d’organismes communautaires bâtissent davantage de ponts entre les régions, les distinctions et la distance entre les communautés francophones du continent ont réduit les occasions pour les chercheurs universitaires et communautaires de bâtir des savoirs réellement partagés au sein d’un champ de recherche. Il en résulte davantage d’études de cas, associées notamment à des régions spécifiques, qui gagneraient à être intégrées à des perspectives comparatives engageant diverses disciplines.
Un autre cloisonnement des savoirs pourrait également être évoqué, soit celui des connaissances universitaires (disciplinaires), gouvernementales et communautaires. Il y aurait lieu de s’interroger sur les potentialités stratégiques et synthétiques de ces collaborations, qui demeurent le plus souvent ponctuelles.
Plus particulièrement, nous invitons des propositions sur les thèmes suivants :
— La mise en dialogue et en comparaison des différents espaces francophones;
— Des francophonies d’Amérique à la rencontre d’autres réalités minoritaires;
— La mise en dialogue et en comparaison des différents savoirs sur les francophonies d’Amérique.
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