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L’inclusion scolaire en Italie

MG

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Maria Grasso : Università degli Studi di Firenze

Résumé de la communication

Le système scolaire italien considère la socialisation comme un véhicule privilégié d'apprentissage. En référence aux situations des élèves avec des vulnérabilités particulières, la loi 517 de 1977 a sanctionné la fermeture des classes spéciales pour les étudiants handicapés et la fréquence des classes ordinaires et la loi n. 40 de 1998 a confirmé le droit et le devoir d'éducation pour les enfants d'origine étrangère avec les étudiants italiens, assurant des laboratoires de L2 italien. Les réglementations récentes reconnaissent les besoins éducatifs spéciaux (BES) et réaffirment que l'école reçoit et traite tous les types de diversité et de difficultés avec les plans d'études personnalisés, l'amélioration de l'interaction et la collaboration dans la classe (Directive Bes, 2012). Les recherches menées au niveau national par l'Observatoire régional de l'intégration et multi-ethnique (Orim) et confirmées localement (Grasso, 2017) montrent que les jeunes d'origine immigrée perçoivent un climat propice à l'échange scolaire dans les relations interethniques et ils ont un égard positif sur leur avenir et sur l'adhésion aux sociétés d’accueil (Besozzi, Colombo, Santagati, 2013). Dans ce contexte, notre recherche met en évidence l'importance du climat de la classe, des relations entre les pairs et avec les enseignants pour le bien-être personnel, de la motivation à étudier pour la réussite scolaire (Giovannini, Queirolo Palmas, 2002; Wheelan et Kesselring 2005 ; Scoop, 2008, Senge, 1990; Dufour et Eaker, 1998; Orsi, 2014; Pattaro, 2011).

Résumé du colloque

Dans une perspective d’éducation inclusive, la réussite éducative des populations vulnérables semble être influencée par les processus d’acculturation scolaire (Mc Andrew, Garnett, Ledent, Ungerleider, Abumati-Trache et Ait-Said, 2008), concrétisés dans l’appropriation de la culture seconde qui est celle de l’école, que ce soit sous ses aspects liés à la maîtrise de la langue d’enseignement et de stratégies de travail adéquates, à l’identité culturelle ou aux normes de vivre ensemble. La vulnérabilité des populations scolaires est définie autant du point de vue social (par exemple, élèves issus de communautés minorisées ou minoritaires, telles les communautés autochtones ou d’origine immigrante, ou encore issus de milieux défavorisés) que du point de vue individuel (élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage). Si toute une tradition de recherche liée à l’examen de la socialisation a apporté des éclairages théoriques à la problématique générale de l’acculturation scolaire (Berthoud-Aghili, 2002; Gayet, 1998; Kanu, 2007; Levasseur, 2012; Verhoeven, 2005), plusieurs questions, de nature épistémique et pragmatique, requièrent encore l’attention des chercheurs. Comment l’école parvient-elle à favoriser un processus d’acculturation des populations vulnérables? Quelles pratiques les enseignants mettent-ils en œuvre pour favoriser la socialisation de ces élèves? Y a-t-il des pratiques de socialisation qui contribuent davantage à la réussite éducative de ces élèves? Ce colloque s’adresse en égale mesure aux chercheurs intéressés par la réussite éducative des populations scolaires vulnérables qu’aux praticiens qui interviennent au quotidien auprès de celles-ci.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
Discutant-e- de la session : Marilyn Steinbach
section icon Date : 9 mai 2017

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