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Mirjana Vucetic : UQAM - Université du Québec à Montréal
La recherche sur l’intimidation s’est surtout intéressée à l’intimidation perpétrée par les camarades de classe ou par des pairs non familiers. Toutefois, environ 10% des adolescents sont victimes d’intimidation par un ami, suivant une dynamique similaire à celle de couples dysfonctionnels (Mischna et al., 2008). Cette étude examine la stabilité temporelle de chaque type d’expérience d’intimidation ainsi que leurs liens concomitants et longitudinaux auprès d’un échantillon de 1188 adolescents (49 % filles) suivis entre le secondaire 2 et le secondaire 3. Elle examine aussi le rôle prédicteur de l’agressivité proactive et réactive ainsi que de l’anxiété. Les analyses d’équations structurelles montrent que l’agressivité réactive augmente le risque d’intimidation par des pairs «non-amis». Par contre, les caractéristiques personnelles ne prédisent pas le risque d’intimidation par un ami. Les deux types d’intimidation demeurent également assez stables d’une année à l’autre, surtout chez les garçons, possiblement parce que ceux-ci recherchent moins l’aide d’une personne-ressource et utilisent davantage la confrontation pour répondre aux épisodes d’intimidation (Jóhannsdóttir, L. & Ólafsson, F., 2010). Pour les deux sexes, il existe aussi des liens réciproques entre les deux types d’expériences d’intimidation. En somme, l’intimidation par un ami peut marquer les victimes comme une proie facile pour les autres pairs, et vice-versa.
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