pen icon Colloque
quote

Nature et usages des référentiels destinés aux directions d’établissement d’enseignement dans les CS québécoises : une étude de cas montréalaise

DD

Membre a labase

David D'ARRISSO : Université de Montréal

Résumé de la communication

Depuis la fin des années 90, des « référentiels » (ou « standards » chez les anglo-saxons) destinés aux différents personnels scolaires ont été développés dans plusieurs États. Dans ce contexte, des référentiels encadrant la formation et la pratique des directions d'établissement d'enseignement (DÉ) ont vu le jour. Ceux-ci ont plusieurs usages : définir les fonctions des DÉ, guider leur développement professionnel, servir de critères de sélection et d'évaluation. Le Québec participe de cette tendance. En effet, dès la fin des années 1980, différents acteurs du champ - l'État en tête - ont poussé pour une plus grande professionnalisation des DÉ et de leur formation. Pour ce faire, la formation a éventuellement été rendue obligatoire en 2001 et un référentiel de compétences a été développé en 2008. Aujourd'hui, nous en savons cependant très peu sur les usages que font les commissions scolaires (CS), principal employeur des DÉ, de ces référentiels. Sans en expliquer les raisons, une enquête (FQDE, 2015) a mis en lumière qu'un certain nombre de CS auraient développé leur propre référentiel ou modifié le référentiel de formation ministériel. Dans cette communication, nous explorerons cette zone d'ombre en présentant les résultats d'une étude de cas portant sur deux CS de la région montréalaise. L'étude visait à mieux saisir les choix que ces dernières ont faits en ce qui concerne ces référentiels (nature des référentiels utilisés et usages privilégiés) et les résultats escomptés.

Résumé du colloque

Les directions d’établissement scolaire sont confrontées à des défis de gestion de plus en plus complexes (Gravelle, 2012; Trudeau, 2013) : pédagogiques, organisationnels, relationnels, budgétaires, psychologiques. Ainsi, une formation en contexte formel préalable à l’exercice de la fonction de direction semble souhaitable, voire nécessaire (Cattonar et coll., 2007; McCarthy et Forsyth, 2009). À cet effet, plusieurs universités canadiennes ont mis en place des programmes de formation, souvent de deuxième cycle, avec l’intention d’outiller ces directions, tant dans l’exécution des tâches quotidiennes que dans le développement d’une pensée critique et réflexive (IsaBelle et coll., 2008; Lapointe et Langlois, 2004). Des études démontrent également les bienfaits de la formation en contextes non formel et informel, quant au développement et à la consolidation de compétences chez les directions (IsaBelle, Meunier, Gélinas Proulx, 2016). Ces formations, initiales ou continues, doivent produire des connaissances qui soient « rapides à intégrer, simples à comprendre, utiles, pertinentes, applicables directement et [qui] s’alignent sur des besoins actuels » (Marion et Houlfort, 2015, p. 76). Or, il subsiste, à l’heure actuelle, un écart considérable entre la production de ces connaissances probantes issues de la recherche et l’utilisation de celles-ci dans la pratique (Landry et coll., 2008).

Quelle est la place accordée aux formations, formelles, non formelles et informelles? Comment les définit-on? Quelles sont les meilleures pratiques de transfert des connaissances? Qu’en est-il du réel transfert des connaissances et des compétences à la suite de ces formations? Quelles sont les stratégies utilisées pour favoriser l’application des connaissances transférées? Ces questions méritent des réponses afin d’offrir des formations adaptées et de contribuer au développement professionnel des directions d’établissement d’enseignement qui doivent viser la réussite éducative de leurs élèves.

Les objectifs du colloque consistent à :

– comprendre les mécanismes et les étapes de transfert de connaissances issues de la recherche et de la pratique professionnelle;

– permettre de diversifier et de renforcer les stratégies des formations en administration de l’éducation;

– favoriser le rayonnement de l’administration de l’éducation dans les milieux scientifiques, universitaires et professionnels;

– promouvoir les échanges entre les participants au sujet des formations et de la recherche en administration de l’éducation;

– faciliter la diffusion des réalisations liées à ce domaine;

– développer des partenariats avec divers organismes du domaine de l’éducation.

L’édition 2017 sera marquée par la thématique du transfert des connaissances en administration de l’éducation, par une formule renouvelée permettant un meilleur transfert de connaissances durant le colloque et par le lancement du premier numéro de la revue ERAdE : Enseignement et recherche en administration de l’éducation.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :