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Miltiadis Paliouras : Université McGill
Nos études ont permis d’élargir les caractéristiques fonctionnelles du récepteur des androgènes (AR). Par ailleurs, le séquençage « nouvelle génération » a redéfinit notre compréhension de la génétique des cancers. Dans le cancer de la prostate (PC), ces études ont identifié plusieurs mutations récurrentes, parmi lesquelles le gène qui code pour le AR est fréquemment ciblé. Etant donné son rôle central dans le cancer de la prostate, ces mutations pourraient rajouter au répertoire de fonctions du AR dans la tumorigènese. Nos études actuelles sur le AR ont révélé un mécanisme potentiel par lequel des nouvelles mutations d’ADN sont générées en créant un « mutator phenotype ». Nous avons identifié une nouvelle propriété de type « gain de fonction » créée par un épissage différentiel, résultant à des altérations dans le métabolisme cellulaire facilitant la mutagénèse et augmentant l’hétérogénéité des tumeurs. Etant donné que le PC est caractérisé par l’instabilité génétique et un métabolisme cellulaire altéré, nos études ont caractérisé les mécanismes par lesquels des mutations du AR peuvent favoriser un environnement mutagène et tumorigène. Ceci suggère que le contrôle de l’état métabolique permettrait de catalyser le « mutator phenotype ». En conclusion, la caractérisation des ses propriétés « gain de fonction » du AR permettront l’amélioration de notre compréhension de la progression du PC et aideront au développement de nouveaux traitements thérapeutiques.
Les récepteurs nucléaires, qui agissent comme facteurs de transcription activés par des hormones, vitamines ou autres petites molécules signalisatrices, jouent des rôles clés dans le développement, la physiologie et la pathologie d’organismes complexes. Au nombre de 48 chez l’homme, ils représentent des cibles importantes pour le développement de médicaments. L’élucidation de leurs mécanismes d’action a été grandement accélérée par l’utilisation de techniques permettant la caractérisation de leurs effets à l’échelle du génome, mais aussi du protéome et du métabolome. De plus, le développement récent d’approches de criblage par shRNA ou CRISPR-Cas9 et d’analyses bio-informatiques de polymorphismes et mutations présents dans la population a permis de faire la lumière sur les réseaux de régulation auxquels ces récepteurs appartiennent. Finalement, il est nécessaire, pour l’identification de nouveaux ligands inhibiteurs ou activateurs de ces récepteurs, de faire appel à des techniques permettant d’interroger de manière quantitative la formation de complexes protéiques les incluant. Le colloque portera sur les progrès technologiques récents qui contribuent à l’avancement de nos connaissances sur les mécanismes d’action des récepteurs nucléaires ainsi que sur les approches permettant l’application de ces connaissances au traitement de pathologies découlant de la dérégulation de ces récepteurs.
Titre du colloque :