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Carol-Ann Rouillard : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
En politique, les femmes occupent toujours une place minoritaire : le nombre d’élues dépasse à peine les 28 % au Québec et au Canada (Conseil du statut de la femme, 2016). Dans ce contexte, on voit émerger un discours portant sur la pertinence ou non d’imposer des mesures permettant d’atteindre la parité femmes-hommes en politique (Julliard, 2014; Marques-Pereira, 2003; Tremblay, 2015). Ces arguments sont souvent repris par les médias qui jouent un rôle crucial dans la formulation et la circulation des représentations de la parité.
Cette présentation visera à offrir une série de réponses à la question suivante : comment la parité est-elle présentée dans les médias? En analysant les discours en fonction de leur cadrage (Entman, 1993), nous serons en mesure d’identifier quels éléments sont mis de l’avant lorsque cet enjeu est abordé. Nous souhaitons ainsi comprendre plus précisément les modalités et les effets du cadrage médiatique dans la construction des représentations d’objets complexes comme la parité.
Plus spécifiquement, nos analyses portent sur les discours entourant l’annonce de la formation du premier cabinet ministériel paritaire au Canada. La question de la parité avait alors défrayé les manchettes alors que le premier ministre Trudeau a justifié son choix par une phrase désormais célèbre : « Parce qu’on est en 2015 ». Les écrits parus dans les journaux Globe & Mail, La Presse, Le Devoir et Le Droit seront analysés.
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