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Karina Carvalho De Matos Marques : Université Rennes 2
Um pedaço de lua caía na mata (1990) de Paulo Jacob a été acclamé par la critique comme le premier roman de l’écrivain consacré aux Séfarades installés en région amazonienne. À travers le regard du personnage juif Salomão, l’auteur y dresse le portrait de Parintins, la ville-flottante. Contrairement au concept de ville comme un « objet spatial », « bien situé », « indéplaçable » et porteur d’un effet de « désenclavement » (LÉVY, 1996), elle est l’image de l’isolement et de l’aliénation. Entre le chaos de la jungle et le rêve d’urbanisation de Belém, l’autorité des « coronéis » et la négligence de l’État, la ville n’arrive pas à se situer. Le commerçant Salomão y incarne l’image du « braconnier » (HAREL, 2006), d’où l’usage de la ruse comme stratégie d’appartenance. J’analyserai donc cette image de la ville-flottante de façon à élargir la pensée sur les espaces urbains périphériques.
Les interactions entre un sujet et des pratiques habitantes dans les espaces urbains des villes américaines, dans la littérature et le cinéma brésiliens et québécois. La façon dont la littérature et le cinéma représentent l’incorporation, par les villes américaines, des migrations internes et externes, des situations d’indigence, des modifications de la flânerie, bref des déplacements forcés ou spontanés qui engendrent des transformations dans la mémoire individuelle ou collective ainsi que des espaces d’interaction ou d’exclusion sociale et culturelle. Nous privilégierons les études comparées, mais une attention toute particulière sera accordée aux représentations de la ville de Montréal, étant donné la célébration, en 2017, de son 375e anniversaire.
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