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Pour un réalisme moral modeste

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David ROCHELEAU-HOULE : York University

Résumé de la communication

Dans cette communication, j’explorerai les propos de Davidson sur le rapport entre le monde et les concepts. Plus spécifiquement, j’explorerai le débat qui oppose les réalistes et les constructivistes en métaéthique puis j’évaluerai si la position maintenue par Davidson peut alimenter ce débat. La question à laquelle je chercherai à répondre est la suivante : est-ce que le monde moral impose des catégories et divisions morales (bon, bien, mauvais, mal, etc.) sur nous, ou est-ce nous qui les imposons sur le monde ?

Pour répondre à cette question, je m’appuierai sur l’analyse de William Child (il faut noter que cette analyse ne porte pas sur la métaéthique, mais un parallèle est possible à faire). D’après Child, Davidson soutient que le monde n’impose pas sur nous des catégories et divisions fermes, nous avons en tant qu’agent une contribution essentielle à faire en classifiant le monde d’une certaine manière. Par le fait même, Davidson rejetterait une conception forte du réalisme. Davidson n’est pas pour autant un constructiviste (ou un antiréaliste), car notre contribution ne consiste pas à imposer une classification sur un monde sans aucune structure. En m’appuyant sur la position de Davidson, j’argumenterai pour un réalisme moral modeste : il existe dans le monde des catégories morales, mais les agents ont un rôle essentiel à jouer dans cette classification ; rôle influencé par nos intérêts et qui dépasse le simple rôle de la découverte.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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