Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Valérie Morin : Université du Québec à Montréal
La sexualité des femmes a longtemps été réprimée et plusieurs études concluent encore que les femmes portent un regard négatif sur leur masturbation et leur droit au plaisir sexuel (Hogarth et Ingham, 2009; Kaestle et Allen, 2011). Les études sur la masturbation féminine réalisées à ce jour n’ont pas réussi à détailler les processus de la masturbation des femmes et son rapport avec la santé sexuelle. Cette recherche qualitative exploratoire s’intéresse aux manières que la masturbation régulière (définie comme une fois par mois ou plus) module la santé sexuelle des femmes à travers le développement du concept de soi sexuel. En explorant le vécu de la masturbation à partir du point de vue des femmes et en interprétant ces expériences à l’aide du concept de soi sexuel et des théories critiques féministes, nous tenterons de décrire les processus qui sont sous-jacents à une sexualité plus épanouie et une meilleure santé sexuelle. Quatorze femmes âgées de 18 à 30 ans qui se masturbent régulièrement ont participé à des entrevues individuelles semi-dirigées. Les analyses préliminaires indiquent qu’il y a des différences entre les débuts masturbatoires à l’enfance et à l’adolescence. Aussi, nous décelons une différence entre les femmes hétérosexuelles et les femmes homosexuelles dans leur vécu de l’entrée à la sexualité dyadique qui semblent être plus aisé pour ces dernières. Des pistes de recherches futures et d’interventions seront développées lors de cette communication.
Thème du communication :
Domaine de la communication :