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Sonia Bendimerad : université d'Angers et Ecole supérieure de commerce Koléa
Malgré de nombreux efforts de clarification, la notion d’innovation sociale reste encore particulièrement floue. En effet de nombreux auteurs s’accordent à dire que leurs dimensions des subissent constamment de lourdes mutations. Face à ce constat, il apparait urgent d’étudier de plus près les principaux enjeux de tels changements.
Par ailleurs pour bien appréhender les phénomènes d’innovations sociales, on ne peut se contenter de l’objet de cette innovation qu’elle soit récente ou non. Il est nécessaire d’en examiner le processus. En effet, l’innovation n’est pas simplement une finalité, mais un processus qui comporte différentes activités. Cependant, les modèles existants sont principalement des modèles de diffusion d’innovation technologique. Ainsi, La réflexion développée dans ce travail consiste à examiner la problématique du processus de l’innovation sociale et sa possible synergie avec les innovations technologiques.
Il est important de préciser que nous entamerons une étude en aval afin de déterminer les nouvelles caractéristiques du processus d’innovation sociale pouvant émerger ou impacter le comportement social des individus. Nous détecterons de possible système de Co-création, de là pour finir par déterminer lesquelles sont susceptibles de perdurer ou au contraire de disparaitre avec le temps.
La période contemporaine est marquée par des enjeux qui fragilisent l’articulation entre l’économie et la société, la cohésion sociale et l’intérêt général. Pour y répondre, une nouvelle grappe d’innovations sociales est attendue sur divers fronts : stratégies innovantes de développement local et régional en contexte de mondialisation; adoption d’objectifs de développement durable; lutte contre les inégalités et nouvelles solidarités internationales. On appelle à un nouvel entrepreneuriat (privé, public, social, collectif) et à de l’innovation sociale pour aider à résoudre à grande échelle ces enjeux de société et assurer l’avenir de la planète. En même temps, on assiste à un foisonnement d’initiatives qui insufflent des valeurs de démocratie et de solidarité dans les modèles de production, de consommation, de développement territorial, d’organisation du travail et de provision de services collectifs (par exemple, agriculture urbaine ou soutenue par la communauté, transport collectif, énergies renouvelables, espaces partagés de travail, transition énergétique, etc.). De telles initiatives émergent typiquement à l’échelle locale et peinent à — ou ne souhaitent pas — changer d’échelle ou s’institutionnaliser. À long terme, certaines innovations sont durables dans le temps (par exemple, propriété des moyens de production par les salariés à Mondragon ou propriété publique de la vodka Absolut en Suède). Mais on assiste aussi à des démutualisations, à une diminution de l’emploi salarié à temps plein, à l’abolition d’organismes de développement territorial et d’instances de concertation, etc. Ce qui montre le caractère réversible des innovations sociales. Enfin, plusieurs innovations ont pu mener à de réelles transformations sociales durables dans le temps (comme les mesures favorisant la conciliation famille-travail) ou à se régénérer avec l’évolution du contexte (par exemple, depuis 2005, on a créé davantage de sociétés d’État qu’on en a privatisées).
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