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David Guimont : Cégep de Rivière-du-Loup
Témiscouata-sur-le-Lac (TSLL) est une ville transformée par des défis sociaux et économiques (fusion municipale, décroissance démographique, fermeture d’entreprises, etc.) qui nécessitent de trouver les moyens de dynamiser, de revitaliser en plus de s’adapter aux nouveaux enjeux d’un territoire et d’une économie en mutation. Les élus et la corporation locale de développement ont approché le Living Lab en innovation ouverte (LLio) du Cégep de Rivière-du-Loup afin de mettre en place une démarche de revitalisation portée par les citoyens.
Cette démarche permet de documenter l’engagement et l’empowerment des parties prenantes (institutions, entreprises, citoyens, etc.) dans ce nouveau modèle d’actions socioterritoriales. Pour ce faire, les questions de l’efficacité des mesures de transferts de pratiques d’innovation collaborative et la capacité des parties prenantes à mener des démarches de cocréation portées par les citoyens sont explorées.
En combinant les observations issues de cette démarche aux autres projets Living Labs accompagnés par les chercheurs et facilitateurs du LLio, il est possible de dégager des lignes de convergences et de divergences selon les milieux et les approches. Ainsi, en plus de la démarche citoyenne de TSLL, les démarches sectorielles en tourisme et en culture réalisées au Bas-Saint-Laurent et celles en préparation en Gaspésie permettront de dégager un portrait plus large des conditions d’engagement et des retombées attendues vs avérées.
La période contemporaine est marquée par des enjeux qui fragilisent l’articulation entre l’économie et la société, la cohésion sociale et l’intérêt général. Pour y répondre, une nouvelle grappe d’innovations sociales est attendue sur divers fronts : stratégies innovantes de développement local et régional en contexte de mondialisation; adoption d’objectifs de développement durable; lutte contre les inégalités et nouvelles solidarités internationales. On appelle à un nouvel entrepreneuriat (privé, public, social, collectif) et à de l’innovation sociale pour aider à résoudre à grande échelle ces enjeux de société et assurer l’avenir de la planète. En même temps, on assiste à un foisonnement d’initiatives qui insufflent des valeurs de démocratie et de solidarité dans les modèles de production, de consommation, de développement territorial, d’organisation du travail et de provision de services collectifs (par exemple, agriculture urbaine ou soutenue par la communauté, transport collectif, énergies renouvelables, espaces partagés de travail, transition énergétique, etc.). De telles initiatives émergent typiquement à l’échelle locale et peinent à — ou ne souhaitent pas — changer d’échelle ou s’institutionnaliser. À long terme, certaines innovations sont durables dans le temps (par exemple, propriété des moyens de production par les salariés à Mondragon ou propriété publique de la vodka Absolut en Suède). Mais on assiste aussi à des démutualisations, à une diminution de l’emploi salarié à temps plein, à l’abolition d’organismes de développement territorial et d’instances de concertation, etc. Ce qui montre le caractère réversible des innovations sociales. Enfin, plusieurs innovations ont pu mener à de réelles transformations sociales durables dans le temps (comme les mesures favorisant la conciliation famille-travail) ou à se régénérer avec l’évolution du contexte (par exemple, depuis 2005, on a créé davantage de sociétés d’État qu’on en a privatisées).
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