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Reconnaissance des acquis et des compétences : plusieurs avancées et encore beaucoup à faire

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Rachel Bélisle : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le deuxième chapitre de la quatrième partie du Rapport de la CEFA (1982) a pour titre : La reconnaissance des acquis : un point de départ et d’arrivée du décloisonnement. On se souvient que le décloisonnement de l’éducation des adultes est une ligne de force de ce rapport. Quand on relit, en 2017, les recommandations 192 à 225, on constate que, sur certains aspects, le développement de la reconnaissance des acquis au Québec, est allé plus loin que ce que la CEFA pouvait appréhender, alors que certaines idées ont été mises en veilleuse.

Cette communication s’appuie sur des travaux sur le développement du domaine large de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) au Québec (ex. : Bélisle, Gosselin et Michaud, 2010 ; Michaud, Bélisle, Garon, Bourdon et Dionne, 2012 ; Bélisle et Bourdon, 2015). Ce domaine inclut les dispositifs pris en charge par l’État ou un de ses mandataires dans le système d’enseignement (formation générale des adultes, formation professionnelle et technique, formation préuniversitaire et universitaire), les comités sectoriels et les ordres professionnels, mais aussi des démarches formatives de reconnaissance initiées par la société civile, telles Nos compétences fortes dont les outils sont publiés par l’ICÉA (Bélisle, 1995 ; ICÉA, 2013) ou le bilan de compétences qui s’est déployé dans l’intervention en orientation des adultes (Michaud, Dionne et Beaulieu, 2007). Après avoir fait un portrait général du développement de la RAC au Québec en 2017, la communication traitera de recommandations du rapport Jean que l’on peut associer plus directement aux acquis d’adultes sans premier diplôme et fera le point sur quelques-uns des nombreux défis à relever pour parvenir à un réel décloisonnement de l’éducation des adultes. On traitera des questions d’information et d’accès ainsi que de la dimension formative au cœur de bien des parcours de reconnaissance d’acquis.

Résumé du colloque

En 2017, le rapport de la Commission d’étude sur la formation professionnelle et socioculturelle des adultes (Rapport Jean) aura 35 ans. Au début des années 1980, les travaux de la commission d’étude, sous la présidence de Michèle Stanton-Jean, ont consisté à donner la parole aux divers acteurs de l’éducation des adultes au moyen, entre autres, de 244 audiences tenues et avec l’analyse de 276 mémoires et de nombreux écrits sur le sujet. La question de l’éducation des adultes a été traitée sous différents angles avec la participation de la société québécoise pour donner lieu à 430 recommandations pour l’énoncé d’une politique d’éducation globale des adultes. Trente-cinq ans plus tard, nous sommes en mesure de constater que si certaines recommandations ont été mises en application par des politiques, telle la Loi sur les compétences (loi du 1 %), d’autres demeurent encore aujourd’hui pertinentes pour le développement de l’éducation des adultes dans une perspective d’éducation tout au long de la vie. Ainsi, ce colloque a pour but de souligner la contribution du Rapport Jean à l’éducation des adultes, de porter un regard sur ce qui reste à accomplir en observant et en partageant les recherches actuelles, mais aussi de regarder vers l’avenir en réfléchissant aux orientations que devrait prendre l’éducation des adultes et à la façon dont la recherche peut contribuer à l’atteinte de nouveaux sommets.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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