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Riboprotéomique de précurseurs de miARN par la méthode de purification ARiBo et la spectrométrie de masse quantitative

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Pascale Legault : Université de Montréal

Résumé de la communication

Il y a déjà quelques années, nous avons développé la méthode ARiBo pour la purification par affinité d’ARN produits in vitro et avons démontré que cette nouvelle méthode permet la purification rapide d’ARN sous forme native avec de bons niveaux de rendement et de pureté. Depuis, la méthode ARiBo a été optimisée pour capturer des protéines d’un extrait cellulaire qui lient un ARN cible. Pour ces expériences de pull-down d’ARN, les tige-boucles présentes dans les formes immatures des microARN (miARN) de la famille let-7 (let-7-a-1 et let-7g) ont été utilisées comme ARN cible. La méthode de pull-down ARiBo a été optimisée pour produire à la fois de bons rendements de purification et très peu de contaminants provenant de la liaison non-spécifique de protéines. L’analyse par spectrométrie de masse quantitative a permis l’identification des protéines qui s’associent de façon spécifique à ces tige-boucles. Plusieurs protéines déjà connues pour s’associer aux formes immatures des miARN let-7 ont été identifiées, mais avec une meilleure couverture comparativement aux études précédentes. De plus, plusieurs nouvelles protéines ont été identifiées et, de ce fait, nos travaux contribuent à mieux définir l’interactome protéique des tige-boucles des miARN let-7. Bref, en combinant la méthode de purification ARiBo and avec la spectrométrie de masse quantitative, nous avons conçus une approche protéomique efficace qui permet d’identifier des protéines associées à un ARN cible.

Résumé du colloque

La recherche sur l’ARN représente un des axes de recherche les plus excitants et les plus prometteurs en sciences de la santé, qui permet au Québec de se distinguer tant sur le plan national qu’international. L’ARN soutient toutes les fonctions cellulaires en agissant à la fois comme relayeur de l’information génétique, régulateur clé d’une myriade de fonctions cellulaires et biocatalyseur. Il n’est donc pas surprenant que plusieurs maladies soient causées par une dérégulation de la fonction de certains ARN. Par exemple, la dystrophie myotonique de type 1 est causée par l’agrégation d’un ARNm devenu toxique par l’introduction de répétitions CUG. D’autres maladies, comme le syndrome de l’X fragile, l’autisme ou certains cancers, sont causées par la traduction aberrante d’ARNm. De même, dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA), la présence de répétitions hexanucléotidiques dans un ARNm induit la formation de granules d’ARN toxiques. Ces ARN toxiques peuvent devenir des cibles moléculaires de choix pour le traitement de ces maladies grâce au développement, par exemple, de petits composés organiques qui éliminent les agrégats. De plus, certaines maladies peuvent être prévenues par l’utilisation d’ARN thérapeutiques tels que des ribozymes, ARN antisens, petits ARN interférants et vaccins à ARN. Finalement, des signatures spécifiques d’ARN inscrites dans les cellules pathologiques et les fluides corporels sont considérées comme des biomarqueurs importants pour le diagnostic ou le pronostic de différentes maladies.

L’ARN est également au cœur des plus importantes percées technologiques des dernières années. L’utilisation d’ARN interférants a révolutionné la manière d’élucider la fonction des protéines, alors que la technologie CRISPR/Cas9 qui utilise un ARN guide s’est établie comme la technique la plus performante pour modifier les génomes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
manager icon Responsables :
Pascale Legault
section icon Date : 9 mai 2017

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