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Rôles divers des facteurs surveillant l’intégrité des ARNm dans la latence chez les cellules MDM et T

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Andrew Mouland : Université McGill

Résumé de la communication

Le VIH-1 établit une infection latente chez les cellules T CD4+ lymphocytaires et cellules myéloïdes. Les facteurs de l’hôte, par exemple UPF1, UPF2 et SMG6, jouent des rôles clés dans le contrôle de la qualité des ARNm de l’hôte tout en déterminant la stabilité de l’ARN. Nous avons démontré que la UPF1 agit sur l’ARN génomique du VIH-1 (ARNv) dans les cellules infectées. Nous proposons que ces protéines peuvent moduler l’expression virale au niveau postranscriptionnel pour contribuer à la latence.

Les méthodologies RT-qPCR et FISH-flow sont utilisées pour élucider les rôles de UPF1, UPF2 et SMG6 dans l’amplitude de la réactivation chez les MDMs et les cellules T. Nous avons déterminé qu’une déplétion de la UPF1 a supprimé une réactivation par 35.27±8.36%, un résultat récapitulé par RT-qPCR et FISH-flow. En plus, l’expression de la UPF1 induisait indépendamment une réactivation de 26.8 ±9.4% de cellules; démontrant que la UPF1 promeut la persistance au niveau postranscriptionnel. L’expression de la UPF2 et de la SMG6, par contre, a comme résultat une diminution de 55.2±12.5% et 63.2±5.0%, respectivement, de l’expression virale chez les cellules T, indiquant des rôles négatifs dans la persistance du VIH-1. Chez les MDMs, cibler les UPF2 et SMG6 par siRNA apporte une augmentation du taux d’infectivité de 2.2±0.25- à 1.8±0.25-fois, respectivement. Une compréhension développée du contrôle d’expression virale au niveau postranscriptionnel contribuerait aux nouvelles stratégies curatives.

Résumé du colloque

Le VIH/sida demeure l’un des fardeaux de santé publique les plus graves des dernières décennies. À l’échelle mondiale, 36,7 millions de personnes vivent avec le VIH, y compris plus de 70 000 au Canada dont 19 000 au Québec. Malgré les thérapies antirétrovirales permettant de cesser la progression de la maladie chez les personnes vivant avec le virus, ce dernier persiste tout de même en quantités minimes dans l’organisme humain. Cela oblige l’individu à vivre chroniquement avec le virus et à rester dépendant à la prise continuelle de médicaments, une condition qui demeure liée à plusieurs comorbidités. En réponse à cette problématique, bon nombre de chercheurs francophones ont déployé des efforts soutenus et ont contribué de façon remarquable à la recherche en vue de guérir le VIH chez les populations concernées. Nous en avons réuni plusieurs dans le cadre de ce colloque qui leur est consacré.

Les thématiques de recherche sur la guérison du VIH abordées au colloque seront : la recherche fondamentale, pour mieux comprendre les liens entre la latence (ou dormance) virale, l’altération des fonctions immunitaires et le degré de pénétration des médicaments dans le corps humain; la recherche clinique, pour l’analyse de biopsies de tissus obtenus par l’entremise de cohortes de volontaires, en vue du développement de stratégies vaccinales et d’immunothérapies ciblant la persistance du VIH; et l’intervention et l’engagement communautaires, afin d’explorer les enjeux psychologiques, éthiques et socioculturels inhérents à la poursuite des études visant une rémission virale.

Ce colloque permettra de faire connaître davantage les priorités et pistes de recherche qui mèneront potentiellement à une guérison du VIH, tout en nourrissant un dialogue interdisciplinaire pour renforcer et mieux orienter les efforts collectifs face à l’épidémie. Des chefs de file provenant de la scène internationale participeront également, afin de présenter les approches de recherche vers une guérison qui sont en cours d’élaboration par leurs équipes scientifiques.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
manager icon Responsables :
Jean-Pierre Routy
section icon Date : 9 mai 2017

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