pen icon Communication
quote

Signalement d’un proche radicalisé : enjeux et barrières rencontrés dans les communautés culturelles à Montréal

RC

Membre a labase

Rosalie Chevrette : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les communautés sont des acteurs de premiers plans dans les efforts de prévention de la radicalisation. En effet, la famille et les amis seraient parmi les premiers à observer des signes d’un individu en processus vers un engagement au sein d’activités extrémistes violentes. Néanmoins, nous n’en savons que très peu quant à l’opinion des communautés par rapport au fait de signaler une situation de radicalisation violente aux autorités. La présente étude s’intéresse à comprendre la manière dont les dimensions individuelles, contextuelles et socioculturelles influencent la décision de contacter une ressource extérieure pour un proche dans une situation de radicalisation. Les résultats obtenus à l’aide d’entretiens et de focus group démontrent plusieurs barrières au signalement d’un proche, à commencer par la méconnaissance du processus de signalement et des ressources disponibles. Ensuite, la perception d’être le mieux placé pour intervenir et la crainte de briser le lien avec le proche radicalisé s’imposaient de manière importante dans la décision de contacter une ressource extérieure. Enfin, la zone grise que représentent les comportements associés à la radicalisation pose problème dans l’évaluation de la gravité de la situation ; ce n’est que lorsque la personne est un danger pour elle-même ou pour autrui que les proches vont signaler l’individu à la police, qui est considérée comme une ressource de dernier recours.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :