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Territorialisation de la prise de décision et coconstruction, réformes, trajectoires et modalités d’action

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Syrine Ben Slymen : École nationale d'administration publique

Résumé de la communication

La référence à la co-construction de connaissances devient pertinente lorsqu’il s’agit d’évoquer les mécanismes de décision ou les modes de régulation dans des environnements complexes. Dans une phase de transition profonde marquée par une faille imminente en matière de développement local, la gouvernance territoriale et la co-construction de savoirs s’imposent progressivement au sein des sphères politico-administratives s’intéressant aux questions de la transparence de l’action publique, le contrôle de la corruption, la démocratie représentative, la participation des individus et des associations aux affaires locales, etc. Nous pouvons transposer la notion de co-construction aux collectivités territoriales en tant qu’une capacité cognitive, scientifique, sociale et politique où chercheurs et acteurs développent une intelligence territoriale incontournable pour participer et/ou prendre de bonnes décisions.

Nous questionnons les trajectoires réelles et les applications concrètes engagées au niveau des territoires. L’objectif est de définir et évaluer dans le cadre d’une étude comparative entre deux régions de la Tunisie, les mécanismes de communication déployés par divers acteurs pour valoriser la région. Les nouveaux échelons de prise de décision et leur intervention dans une approche multipartenaires et multisectorielles sera étudiée au travers de l’analyse qualitative des discours des acteurs actifs dans des processus de co-construction de connaissances.

Résumé du colloque

La période contemporaine est marquée par des enjeux qui fragilisent l’articulation entre l’économie et la société, la cohésion sociale et l’intérêt général. Pour y répondre, une nouvelle grappe d’innovations sociales est attendue sur divers fronts : stratégies innovantes de développement local et régional en contexte de mondialisation; adoption d’objectifs de développement durable; lutte contre les inégalités et nouvelles solidarités internationales. On appelle à un nouvel entrepreneuriat (privé, public, social, collectif) et à de l’innovation sociale pour aider à résoudre à grande échelle ces enjeux de société et assurer l’avenir de la planète. En même temps, on assiste à un foisonnement d’initiatives qui insufflent des valeurs de démocratie et de solidarité dans les modèles de production, de consommation, de développement territorial, d’organisation du travail et de provision de services collectifs (par exemple, agriculture urbaine ou soutenue par la communauté, transport collectif, énergies renouvelables, espaces partagés de travail, transition énergétique, etc.). De telles initiatives émergent typiquement à l’échelle locale et peinent à — ou ne souhaitent pas — changer d’échelle ou s’institutionnaliser. À long terme, certaines innovations sont durables dans le temps (par exemple, propriété des moyens de production par les salariés à Mondragon ou propriété publique de la vodka Absolut en Suède). Mais on assiste aussi à des démutualisations, à une diminution de l’emploi salarié à temps plein, à l’abolition d’organismes de développement territorial et d’instances de concertation, etc. Ce qui montre le caractère réversible des innovations sociales. Enfin, plusieurs innovations ont pu mener à de réelles transformations sociales durables dans le temps (comme les mesures favorisant la conciliation famille-travail) ou à se régénérer avec l’évolution du contexte (par exemple, depuis 2005, on a créé davantage de sociétés d’État qu’on en a privatisées).

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 9 mai 2017

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