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Simon Varaine : Université Grenoble Alpes
L’un des principaux problèmes rencontrés par la littérature sur la couverture médiatique internationale est la difficulté de mesurer l’importance relative d’évènements internationaux pour déduire les biais de couverture dont ils font l’objet. Pour corriger ce défaut, différentes études proposent de recourir à des données extra-médiatiques comme base à partir de laquelle mesurer ces biais. Notre étude utilise cette approche pour la couverture des décès par violence collective au sein des journaux Le Monde (France) et Le Devoir (Canada) en 2012 à partir de données de l’Organisation Mondiale de la Santé. Sur la base d’une analyse de contenu de 1300 articles, nous montrons que ces deux journaux dits « de référence » sont effectivement marqués par une couverture internationale faiblement biaisée : au-delà de la réalité des décès par violences collectives, les facteurs de couverture médiatique sont davantage liés à l’accès à l’information (présence d’agences de presse dans le pays, langue nationale) qu'à la sélection de l’information (distance géographique, richesse nationale, liens commerciaux, liens culturels). Ces résultats invitent à intégrer les différences entre organisations médiatiques au sein des théories générales des biais de couverture internationale.
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