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Dispute de Leibniz et Malebranche en matière de théodicée

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Alexandre Brisson : Université de Montréal

Résumé de la communication

Si Malebranche et Leibniz adhèrent à l’idée que ce monde est le meilleur des mondes possibles, il y a lieu de s’interroger sur les différends que connaissent leur doctrine. (Rateau 2015) En effet, ils sont divisés sur la question du mal et la signification du meilleur des mondes possibles. (Moreau 1999)

Ce qui suit s’intéresse alors à souligner non seulement l’originalité de la thèse malebranchiste sur le mal selon laquelle il existe une négativité dans l’être; mais également celle de Leibniz, qui modifie la thèse augustinienne pour justifier la nécessité d’un mal métaphysique comme principe d’individuation. Également, à cette tension entre Malebranche et Leibniz, il faut rajouter celle du sens accordé à la thèse que ce monde est le meilleur des mondes possibles. Si, pour Leibniz, ce monde est le meilleur des mondes possibles absolument, c’est qu’il y aurait à redire contre la puissance et la bonté divine que de lui nier, dans le premier cas, la capacité de produire un meilleur monde que celui-ci; dans le second, la volonté de le faire. (Rateau 2015) Quant à Malebranche, ce monde est le compromis entre la simplicité de la manière d’agir de Dieu et la perfection de son ouvrage. Ce n’est donc, que d’une manière relative que ce monde est le meilleur des mondes possibles.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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