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Du génie des femmes pour des femmes? Voix d’ingénieurEs et de futurEs ingénieurEs

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Donatille Mujawamariya : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Notre communication rapporte les résultats d’une étude exploratoire menée dans une faculté de génie d’une université canadienne. L’étude a porté sur les représentations que se font des ingénieurEs chercheurEs-professeurEs et futurEs ingénieurEs sur ce qu’est le génie et ce que les femmes ingénieures peuvent apporter au génie et surtout sur des questions d’intérêts féminins. Les 12 ingénieurEs et 14 futurEs ingénieurEs ayant participé à notre étude qualitative par le biais d’entrevues semi-dirigées ont des opinions partagées mais les femmes s’entendent pour dire que les ingénieures apportent des perspectives différentes au génie. Néanmoins, tous reconnaissent que plusieurs obstacles entravent le travail de ces femmes et insistent sur une meilleure formation au génie pour que des questions d’intérêts féminins fassent partie de l’agenda de recherche des femmes et des hommes ingénieurs pour une meilleure représentation des femmes en génie mais aussi pour le bien-être des femmes et de la société en général.

Résumé du colloque

Les avancées en faveur de l’égalité ont permis aux femmes de s’insérer dans le marché du travail et de progresser dans certains emplois historiquement masculins. Or, le parcours des femmes dans certains de ces métiers et professions est toujours complexe. Des statistiques montrent les écarts persistant entre les femmes et les hommes. Par exemple, seulement 27 % des effectifs étudiants au baccalauréat en génie civil étaient des femmes entre 1999 et 2005, et celles-ci ne représentaient en 2013-2014 que 13,6 % des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec (Sévigny et Deschênes, s.d.). Même dans les secteurs marqués par la féminisation de la main-d’œuvre, des écarts sont présents. Alors qu’elles constituent 62 % des étudiants et étudiantes dans les facultés de médecine (Collège des médecins du Québec, 2013), les femmes médecins sont très présentes dans certaines spécialités (52 % en gériatrie, 51 % en pédiatrie et 45 % en dermatologie) mais largement sous-représentées dans d’autres (8 % en chirurgie cardiaque, 10 % en neurochirurgie, 11 % en chirurgie orthopédique et 13 % en urologie).

Les recherches déjà réalisées ciblent certains éléments pour expliquer ces constats. Les femmes se sentent marginalisées et dévaluées comparativement à leurs collègues masculins (Fotaki, 2013). Elles subissent toujours des effets négatifs associés à la maternité et à la conciliation travail-famille (Carvajal et coll., 2012; Evers et Sieverding, 2014; Schroeder et coll., 2013; Sheltzer et Smith, 2014; Van den Brink, 2011). Elles expriment le besoin de mettre en place des politiques et mécanismes de soutien tels que des garderies ou des programmes de mentorat (Muhlenruch et Jochimsen, 2013; Pereira, 2014).

Ce colloque propose de faire le point sur les facteurs liés à la progression et à la rétention des femmes dans des métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes au Québec afin de définir les enjeux persistants ainsi que les pratiques porteuses pour les changements organisationnels et sectoriels.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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