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André C. Moreau : UQO - Université du Québec en Outaouais
La présente communication offre l’opportunité de traduire les retombées théoriques d’activités de recherche réalisées par l’ÉRLI et la Chaire interdisciplinaire en littératie et inclusion, depuis les 10 dernières années. La littératie est un enjeu de société qui se présente comme une condition fondamentale d’accès au savoir (CCA, 2011; RCRLA, 2009). Près d’un adulte sur deux ne possède pas les compétences requises pour composer avec les exigences de la vie quotidienne et du travail dans une société lettrée. Les recherches portant sur les compétences en littératie touchent directement la question d’inclusion sociale qui retient l’attention d’instances sociopolitiques et éducatives. Le terme littératie défini par la première génération de chercheurs a évolué ce qui aide à comprendre son aspect polysémique et parfois polémique dans les milieux de la recherche et de la pratique. L’analyse de l’évolution de ce terme selon ses différentes dimensions a mené à réaliser des recherches pour mieux le définir au regard des aspects théoriques, mais aussi des aspects pragmatiques. L’objectif de la présentation vise à décrire l’évolution de ce terme en francophonie et de présenter les résultats d’une recherche menant à le définir selon une perspective inspirée du socioconstructivisme. La méthodologie utilisée est le croisement entre les synthèses de recherches en francophonie et une démarche de coconstruction de sens de la littératie par des experts de la recherche et de la pratique.
L’écrit et la littératie des adultes et des jeunes adultes peuvent être vus comme constitutifs d’un vaste domaine de pratiques et de recherches. Le sens des notions et des concepts qui sont rattachés à l’écrit diffère selon les communautés de recherche et les langues, mais aussi selon les approches, c’est-à-dire les manières générales d’aborder un objet d’étude (systèmes de significations, concepts, méthodes, discipline de référence). Ces différences posent de nombreux défis d’ordre épistémologique et méthodologique, de même que pour le travail d’appropriation par les milieux de l’intervention. Fraenkel et Mbodj (2010) ainsi que Barton et Papen (2010) ont entamé une discussion sur les divergences et convergences entre les concepts mobilisés dans les sphères francophones et anglophones de recherches sur les pratiques de l’écrit et la littératie. Une réflexion a aussi été amorcée (Mercier et Bélisle, 2015) sur les approches dites cognitive et socioculturelle de l’écrit et de la littératie. Si la première, dominante, est centrée sur les compétences et fait des emprunts à la psychologie cognitive, la seconde fait des emprunts à la sociologie et à l’anthropologie pour comprendre les activités ou pratiques des individus ou des collectivités dans un contexte spécifique d’usage de l’écrit. En même temps, certains travaux laissent présager un rapprochement de paradigmes entre ces deux approches.
Ainsi, le but de ce colloque est de faire le point sur les concepts mobilisés dans les recherches sur l’écrit et la littératie conduites avec une approche socioculturelle, notamment dans le contexte franco-américain. Il s’articule autour de deux axes de convergences :
– l’axe du sens des notions et des concepts, incluant leur flou sémantique, dans les sphères anglophones et francophones des recherches sur l’écrit ou la littératie;
– l’axe des approches socioculturelles de l’écrit et de la littératie, incluant les possibles rapprochements de paradigmes avec les approches qui s’intéressent aux compétences.
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