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Exalter la vertu d’une bonne Amérindienne : être Miss, princesse des bois et princesse indienne dans les communautés algonquiennes du Québec (1960-2014)

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Anny Morissette : Université Saint-Paul

Résumé de la communication

Dans un concours de miss, rien à priori ne représentait quelque chose de connu pour les peuples algonquiens du Québec avant leur implantation, à partir des années 1960, dans les fêtes paroissiales des communautés sédentaires à peine émergentes. Ces concours aux règles strictes allaient pourtant influencer l’image de la femme algonquienne en délimitant les contours de ce qu’est une bonne Amérindienne en jugeant les participantes sur leur comportement et leurs talents. Jadis influencés par les missionnaires et les programmes de « canadianisation » des Autochtones qui tentaient d’inculquer les valeurs sociales et morales de la société dominante, les critères de sélection des concours contemporains sont désormais régis par la bande qui tente de définir une normativité féminine tout en valorisant la culture locale. Couronnée pour une journée ou un an, quelle charge symbolique ou vision exemplaire des femmes incarne la princesse indienne actuelle?

À partir d'une réflexion sur les prototypes moraux et en nous appuyant sur une recherche archivistique et ethnographique au sein de communautés algonquiennes du Québec, nous retracerons l’origine des premiers concours de miss amérindienne et entendons montrer comment ceux-ci font de nos jours surgir des modèles féminins qui doivent inspirer leurs pairs en personnifiant un idéal de la féminité autochtone qui exalte une certaine vertu : maîtrise de la culture, de la langue, de l’art oratoire, de soi et de sa santé.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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