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Irving Lewis : RDEE Canada
À partir de la présentation des résultats de deux grandes études statistiques menées par le RDÉE Canada, nous mettrons en lumière les enjeux conceptuels et méthodologiques liés à la recherche sur la francophonie économique canadienne, les stratégies développées pour les relever et les questions en suspens. La première recherche a porté sur les défis et les opportunités auxquels font face les entrepreneurs francophones quand vient le moment d’explorer les marchés internationaux. Elle a permis de révéler les différences de décisions entre les entreprises francophones et celles anglophones en matière d’exportation, de même que les effets de la localisation géographique et le statut de résidence des propriétaires sur celles-ci. Les données proviennent des sources suivantes : l’Enquête sur le financement des petites et moyennes entreprises, la T2- Déclaration de revenus des sociétés et l’Index général des renseignements financiers. La deuxième recherche dresse un portrait des entreprises francophones dans les communautés francophones et acadienne. Elle a permis de mettre en lumière le nombre de lieux d’affaires ainsi que leurs caractéristiques principales à partir d’indicateurs comme le revenu, les salaires, les exportations, l’âge moyen des entreprises, les profits, la croissance. Trois bases de données ont été mobilisées pour la réalisation de ce profil : la Structure des industries canadiennes, le Registre des entreprises de Statistique Canada et le Registre des exportateurs.
Nous souhaitons dresser un bilan, tout en interpellant les chercheurs communautaires, gouvernementaux et universitaires au sujet des perspectives d’avenir du champ sur les francophonies d’Amérique. Nous souhaitons particulièrement explorer les apports potentiels d’une plus grande interdisciplinarité et d’un plus grand recours à la comparaison interrégionale.
Après l’abandon progressif de la logique canadienne-française dans les années 1970, la recherche sur les francophones hors Québec a suscité l’émergence de thématiques originales liées au fait minoritaire, à la gouvernance, à l’espace ou à l’identité, par exemple. Depuis le début des années 1990, les études portant sur les francophones en situation minoritaire s’avèrent, en outre, de plus en plus nombreuses. À ce titre, si les réseaux de chercheurs et d’organismes communautaires bâtissent davantage de ponts entre les régions, les distinctions et la distance entre les communautés francophones du continent ont réduit les occasions pour les chercheurs universitaires et communautaires de bâtir des savoirs réellement partagés au sein d’un champ de recherche. Il en résulte davantage d’études de cas, associées notamment à des régions spécifiques, qui gagneraient à être intégrées à des perspectives comparatives engageant diverses disciplines.
Un autre cloisonnement des savoirs pourrait également être évoqué, soit celui des connaissances universitaires (disciplinaires), gouvernementales et communautaires. Il y aurait lieu de s’interroger sur les potentialités stratégiques et synthétiques de ces collaborations, qui demeurent le plus souvent ponctuelles.
Plus particulièrement, nous invitons des propositions sur les thèmes suivants :
— La mise en dialogue et en comparaison des différents espaces francophones;
— Des francophonies d’Amérique à la rencontre d’autres réalités minoritaires;
— La mise en dialogue et en comparaison des différents savoirs sur les francophonies d’Amérique.
Titre du colloque :