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Damien Hallegatte
Plusieurs recherches ont considéré la croyance au déclin comme un indicateur de la propension à la nostalgie, mais des développements récents dans la littérature en marketing et en psychologie suggèrent qu’il s’agit de concepts distincts. En particulier, être nostalgique n’impliquerait pas de porter un jugement de valeur négatif sur le présent et le futur par rapport au passé. Cependant, aucune recherche, à notre connaissance, n’a étudié empiriquement le lien entre les deux construits. Nous avons donc effectué deux études auprès de 181 et 312 répondants d’âge varié intéressés par la musique rétro, au moyen de questionnaires en ligne. L’analyse des coefficients de corrélation bivariée et des tests bilatéraux de significativité montre, pour chaque étude, que la propension à la nostalgie est faiblement corrélée avec la croyance au déclin spécifique à la musique, et pas du tout avec la croyance au déclin global des conditions de vie. En outre, la perception positive de son propre passé, variable incluse dans la deuxième étude, est fortement corrélée avec la propension à la nostalgie, alors qu’elle l’est faiblement avec la croyance au déclin spécifique, et pas du tout avec la croyance au déclin global. Ces résultats soutiennent que la propension à la nostalgie est un concept distinct de la croyance au déclin. Ainsi, la nostalgie ne remet pas en cause le dogme moderniste du progrès, puisqu’elle implique que « c’était bien avant » et non que « c’était mieux avant ».
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