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Deirdre Truesdale : Université McGill
Notre étude s’intéresse à deux expressions de l’affect définies par les deux niveaux extrêmes d’excitation physiologique – la passion et l’indifférence. Les énoncés de 20 locuteurs natifs de l’anglais ont été extraits de podcasts enregistrés dans des contextes informels afin d’examiner la communication des deux affects par des indices linguistiques et paralinguistiques dans une interaction de la vie quotidienne. Ces stimuli ont ensuite été soumis à une validation de la perception de l’affect (passion, indifférence ou neutre) et du niveau d’excitation (‘Pas du tout excité’ à ‘Très excité’). Les jugements d’excitation, les propriétés acoustiques et les indices linguistiques (mots exprimant l’émotion ou les jurons) ont été analysés. En comparaison avec les énoncés neutres, la Passion a été communiquée avec la plus haute fréquence maximale, la plus grande étendue de fréquence ainsi que la plus grande intensité maximale et moyenne, tandis que l’Indifférence a été signalée par une diminution de ces mesures en comparaison avec l’affect neutre. Étonnamment, les intensités minimums de la Passion et celles de l’Indifférence étaient supérieures à celles des expressions neutres. Linguistiquement, l’Indifférence est marquée par un usage significativement plus grand d’expressions explicites de l’affect (p.e. Je m’en fiche), indiquant une préférence pour un encodage linguistique dans ce contexte. La Passion a été exprimée avec un plus grand usage de jurons ; toutefois, leur présence n’était pas nécessaire pour percevoir l’engagement du locuteur. Ces résultats jettent une lumière nouvelle sur certaines caractéristiques des énoncés spontanés et authentiques à prendre en compte en recherche ou dans les applications cliniques
La plasticité cérébrale réfère aux mécanismes par lesquels le cerveau se modifie en fonction de l’expérience. Sur le long terme, la plasticité cérébrale est associée au développement, à l’âge, à la pratique musicale, au bilinguisme ou à la perte d’audition. Sur le court terme, elle peut être liée à une intervention chirurgicale ou un traumatisme.
Ce colloque a pour objectif d’explorer en quoi la plasticité cérébrale est un paramètre pertinent dans de nombreux phénomènes, incluant l’apprentissage des langues, la lecture, le bilinguisme. Nous discuterons de son rôle dans la pratique musicale chez les enfants et les adultes, dans les thérapies de restauration auditive, mais aussi dans la réadaptation des individus présentant des troubles du système nerveux.
Que ce soit au moyen d’approches cognitives, de modèle animal ou grâce à l’imagerie, les nouvelles connaissances nous permettent de mieux comprendre comment la réorganisation corticale se met en place et influence les fonctions cognitives complexes comme le langage et la musique.
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