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Ryoa Chung : Université de Montréal
Dans le cadre de cette communication, il s’agit d’interroger la manière que nous participons à la recherche de fine pointe en philosophie, de même que la manière que nous l’enseignons dans les milieux universitaires. Le premier volet de cet exposé tente d’identifier les raisons principales qui justifient (du moins, du point de vue de l’institution universitaire) ces pratiques de recherche et d’enseignement de la philosophie qui sont standardisées.
À la lumière d’un domaine particulier de la philosophie, soit la philosophie politique, le second volet de cet exposé conceptualise une tension possible entre les pratiques universitaires (de recherche et d’enseignement) et les finalités mêmes de la réflexion philosophique au sujet des questions de justice. L’exemple des inégalités sociales qui exigent le développement des théories de la justice mais qui déterminent en même temps des injustices épistémiques dans la reproduction même du savoir universitaire constitue un problème complexe et important qui mérite d’être discuté.
Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec
Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.
Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.
Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.
Titre du colloque :