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Hanene Melki : Université de Montréal
La recherche indique que la rétroaction corrective écrite (RCÉ) promeut l'apprentissage de la langue seconde L2 (Bitchener & Storch, 2016). Or, afin qu’elle affecte l'apprentissage, la RCÉ doit être traitée lors de la révision (Bitchener, 2012). La plupart des études ont focalisé sur les effets des techniques rétroactives sur l'apprentissage de la L2 (Stefanou & Révész, 2015), mais peu ont examiné la révision des élèves (Lee, 2008). La présente étude descriptive vise à examiner les patrons de révision des élèves afin de déterminer s’ils sont affectés par les techniques rétroactives utilisées.
22 enseignants de français (10 L1 et 12 L2) du primaire et du secondaire et leurs classes ont participé à l'étude. Les apprenants ont produit un texte qu’ils ont révisé suite à la RCÉ de leurs enseignants. Les données ont été analysées en fonction des techniques rétroactives (codage, soulignement, etc.) et des patrons de révision (précis, absent, etc.). Des entrevues ont été menées avec les enseignants pour déterminer la fréquence de la production écrite et la place de la révision dans le cycle d'écriture.
L’analyse de données indique que (1) bien que les enseignants utilisent des codes similaires, leur codage donne lieu à un taux élevé de révision précise dans les classes de L2, contrairement à celles de L1 où la révision est absente ; (2) l'écriture et la révision sont plus fréquentes dans les classes de L2 que dans celles de L1, ce qui expliquerait les patrons de révision obtenus.
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