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L’accessibilité à l’emploi et les résultats sur le marché du travail parmi les immigrants à Montréal et Toronto

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Elizabeth Pis : Université McGill

Résumé de la communication

L’amélioration du bien-être économique des immigrants, un aspect essentiel de l’intégration économique, devient une préoccupation politique de plus en plus importante au Canada. S’intéressant à l’écart grandissant entre les immigrants et les non-immigrants sur le marché du travail, plusieurs études ont examiné les causes de la croissance du taux de chômage, de la montée du taux de faible revenus, et de la décroissance des gains initiaux, affectant surtout les immigrants récents. Toutefois, peu d’études prennent en compte l’interaction entre les caractéristiques socioéconomiques et les obstacles géographiques à l’emploi, ou le mauvais appariement spatial entre les lieux de résidence et les lieux d’emploi pour expliquer ces écarts. Ceci est inquiétant étant donné le rôle de l’immigration dans la croissance démographique du Canada, les nouvelles formes de ségrégation résidentielle discernées parmi les immigrants récents, et la suburbanisation de l’emploi. Cette étude vise à analyser l’effet des obstacles géographiques à l’emploi sur les statistiques relatives au marché du travail pour les résidents des métropoles Canadiennes. Elle s’attarde à expliquer comment les déplacements des immigrants sont influencés par les réseaux sociaux et la ségrégation ethnique dans les milieux résidentiels. Dans quelle mesure l’accessibilité spatiale influence-t-elle la probabilité d’emploi parmi les immigrants à Montréal et Toronto, par rapport à la population née au Canada?

Résumé du colloque

Les enjeux d’accessibilité dans la ville ont souvent été abordés d’un point de vue géographique. L’accent est alors mis sur les effets de friction de la distance géographique dans un lieu donné (souvent un quartier) et leur influence sur la facilité avec laquelle les individus peuvent accéder aux ressources qu’offre la ville (emplois, services, équipements, etc.). Avoir accès à un panier de services à une distance acceptable contribue à la qualité de vie des individus. La distribution spatiale des destinations et les modes de transport qu’il est possible d’utiliser détermineront en grande partie l’accessibilité des territoires. Améliorer l’accessibilité passera souvent par une augmentation des destinations accessibles à une distance donnée, ou par l’amélioration des conditions de transport. Par ailleurs, la dépendance à l’automobile incite les villes à investir davantage dans la mise en place d’infrastructures de transport liées à ce mode de transport, et à favoriser un report modal. Dans ce contexte, les besoins d’accessibilité des individus qui ne disposent pas d’automobile sont-ils relégués à un deuxième plan créant une iniquité dans les possibilités d’accès? D’autres éléments nuisent aussi à l’accessibilité au sein de la ville. On peut penser aux infrastructures de transport qui facilitent l’accessibilité à une échelle régionale et qui en même temps la diminuent à une échelle de proximité. Dans d’autres occasions, il pourra s’agir de limites administratives qui nuisent à la mise en place d’une offre globale et intégrée de transport collectif, diminuant ainsi l’accessibilité sur le plan des coûts. Aussi, les caractéristiques de l’environnement bâti peuvent nuire à l’accessibilité, notamment lorsqu’il est question de déplacements actifs ou de déplacement chez les personnes à mobilité réduite. Quelles sont les situations les plus fréquemment observées dans les territoires périphériques et de banlieue? Voilà quelques-uns des enjeux abordés dans ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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