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L’enseignement de la langue algonquine en milieu scolaire

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Maureen Papatie : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

Il y a environ 70 ans notre langue était bien vivante, nous l'utilisions pour communiquer. De nos jours, peu d'Anicinabe parlent leur langue. Les ainés utilisent l'algonquin '' anicinabe'' pour parler entre eux. La jeune génération parle français ou anglais. Notre langue maternelle est aujourd'hui fragilisée. À l'école, les élèves bénéficient de cours de langue et de culture ''anicinabe'' à partir de quatre ans. La langue des Algonquins ou Anicinabe qui signifie '' les vrais hommes'', servait à communiquer et permettait de transmettre les légendes, les croyances, les connaissances, les techniques et les coutumes. Aujourd'hui, nos ainés, nos leaders et nos dirigeants travaillent ensemble pour trouver des solutions afin de sauvegarder la langue maternelle. Nous avons de nombreux défis à relever comme par exemple à former un comité de travail portant sur la langue, et ce pour le mieux-être de notre nation et des générations futures. Le but de cette présentation est de partager notre travail comme la plupart des communautés qui travaillent ardemment pour conserver cette belle langue qui nous a été offerte par le Créateur.

Résumé du colloque

Les langues autochtones du Canada ont connu un déclin important dans leur usage depuis les premiers contacts avec les Européens, et plus particulièrement en conséquence des politiques d’assimilation. Or, depuis une cinquantaine d’années, des initiatives pour contrer leur disparition voient le jour partout au Canada. Désormais, une nouvelle réalité est en train de se dessiner. Les derniers recensements démontrent que le nombre de personnes ayant déclaré être capables de parler une langue autochtone est supérieur à celui des personnes qui déclarent être de langue maternelle autochtone. Cela signifie que certains locuteurs ont d’abord appris l’anglais ou le français à la maison pour ensuite acquérir leur langue d’origine, soit avec leurs grands-parents, avec d’autres membres de la famille ou de la communauté, soit à l’école ou dans des cours offerts aux adultes.

Ainsi, de nos jours, l’apprentissage d’une langue autochtone a lieu dans différents contextes. Il peut avoir lieu comme L1 non seulement à la maison, mais également à l’école (le cas de l’innu dans plusieurs communautés de la Côte-Nord et de l’algonquin dans la communauté du Lac Simon en Abitibi). Il peut aussi avoir lieu comme L2 dans le milieu scolaire (le cas du cri de Moose à Moose Factory en Ontario), dans le milieu universitaire (le cas de First Nations University et de l’Université de Montréal) ou encore dans un contexte d’éducation aux adultes (le cas des Mi’gmac de Listuguj).

Ces contextes d’apprentissage si variés proposent des méthodes, des pratiques et des théories spécifiques qui gagneraient à être partagées par l’ensemble des acteurs. Ce colloque se veut donc un lieu de rencontre entre des chercheurs et des praticiens qui œuvrent dans le domaine de l’enseignement et de l’apprentissage des langues autochtones du Canada (principalement du Québec). Plus particulièrement, les participants seront amenés à discuter sur leurs expériences et leurs résultats de recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
manager icon Responsables :
Jimena Terraza
section icon Date : 10 mai 2017

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