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Les études postcoloniales en genre dans la Tunisie post-révolutionnaire : réalités et enjeux

SM

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Soumaya Mestiri : Université de Tunis

Résumé de la communication

Le but de ce propos est de s’interroger sur la quasi-absence de réception des études post-coloniales en genre depuis la Révolution tunisienne dans le milieu académique et de la mettre en rapport avec une lecture politique de la réalité du féminisme local.

On aurait pensé que la Révolution aurait eu un impact sur l’épistémologique, que cette situation aurait, peu ou prou, changé le féminisme ambiant. Tout se passe comme si, de ce point de vue, le soulèvement tunisien avait été un « coup pour rien ». Cela est d’autant moins intelligible que ce sont les femmes « indigènes », c’est-à-dire les femmes pauvres, vivant dans les régions marginalisées du sud et du centre du pays, mais aussi dans les banlieues défavorisées de la capitale, qui ont joué un rôle de premier plan dans ladite Révolution alors que les élites féminines se sont, dans un premier temps, mises en retrait. Sur le plan épistémique, c’est plutôt l’orientation inverse qui s’est imposée, à savoir une radicalisation du féminisme blanc, libéral, vertical, profondément « maternaliste », accompagné d’une caricature décrédibilisante de toute velléité de sortir de ce schéma monolithique. Dans le même temps, le gain et la visibilité que ces femmes de l’intérieur (par opposition aux femmes de la capitale et du littoral) avaient capitalisés à l’occasion du déclenchement de la Révolution a fondu comme peau de chagrin.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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