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Josianne Lamothe : Université de Montréal
Les travailleurs de la santé en milieu psychiatrique sont fréquemment exposés à la violence et aux menaces de leurs patients. À ce sujet, une étude rapporte que 27 % des travailleurs en santé mentale se disent confrontés à des patients agressifs ou menaçants au quotidien alors que 44 % s’y disent confrontés au moins une fois par semaine. Cependant, peu d’études ont cherché à comprendre les nuances associées à la revictimisation dans ce contexte. L’étude suivante cherche à vérifier si les travailleurs exposés (N=76) plus fréquemment à la violence et aux menaces des patients réagissent plus fortement que les autres après un nouvel épisode de violence. Une série d’analyses bivariées (Spearman’s rho) révèle que le nombre d’actes de violence vécus est marginalement associé à une baisse de l’estime de soi (rs=-.220, p < . 056). Quant au nombre d’actes observés, celui est relié à un niveau de détresse psychologique plus élevé (rs=.245, p < . 030) et est marginalement associé à un niveau de santé psychologique plus bas (rs=-.220, p < . 057). Contrairement à l’hypothèse de départ, il n’existe cependant aucune association entre l’exposition répétée et les autres symptômes étudiés (l’état de stress aigus, niveau de peur/sécurité ressenti, le risque d’exposition perçu, soutien organisationnel perçu). En somme, l’exposition constante à la violence en tant que telle ne semble pas être le seul facteur explicatif pour ce qui est des conséquences néfastes associées à la violence au travail.
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