pen icon Colloque
quote

Les femmes dans les industries des finances et des TIC

HL

Membre a labase

Hélène Lee-Gosselin : Université Laval

Résumé de la communication

Les professions des finances et des TIC ont longtemps été dominées par les hommes. Depuis quelques décennies, les femmes y sont de plus en plus nombreuses. Cependant, l’insertion ne se traduit pas nécessairement par la progression et la rétention des femmes au sein de ces industries. En effet, au Canada, si les femmes représentent plus de 50% des directrices financières et 20% des effectifs dans l’industrie des TIC, elles ne représentent respectivement que 23% et 10% de la haute direction dans les organisations de ces secteurs. Ces écarts s’expliquent notamment par des facteurs connus tels que : la faible représentation des femmes diplômé.e.s dans ces secteurs, la culture masculine qui perdure dans certaines unités et les enjeux d’articulation travail-famille.

Cette communication a pour objectif de présenter des résultats préliminaires de deux enquêtes auprès de femmes et de gestionnaires œuvrant dans des entreprises financières et des technologies de moyenne et de grande taille au Québec. Les résultats des entrevues témoignent de la variabilité des contraintes et des leviers selon les services et les niveaux organisationnels. Ils révèlent des sous-cultures « locales » qui coexistent dans les organisations étudiées et dont les effets sont opposés sur la carrière des femmes. Nous explorons ces configurations de contraintes et les leviers organisationnels en lien avec la carrière des femmes, de même que les stratégies d’articulation travail-famille de ces femmes.

Résumé du colloque

Les avancées en faveur de l’égalité ont permis aux femmes de s’insérer dans le marché du travail et de progresser dans certains emplois historiquement masculins. Or, le parcours des femmes dans certains de ces métiers et professions est toujours complexe. Des statistiques montrent les écarts persistant entre les femmes et les hommes. Par exemple, seulement 27 % des effectifs étudiants au baccalauréat en génie civil étaient des femmes entre 1999 et 2005, et celles-ci ne représentaient en 2013-2014 que 13,6 % des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec (Sévigny et Deschênes, s.d.). Même dans les secteurs marqués par la féminisation de la main-d’œuvre, des écarts sont présents. Alors qu’elles constituent 62 % des étudiants et étudiantes dans les facultés de médecine (Collège des médecins du Québec, 2013), les femmes médecins sont très présentes dans certaines spécialités (52 % en gériatrie, 51 % en pédiatrie et 45 % en dermatologie) mais largement sous-représentées dans d’autres (8 % en chirurgie cardiaque, 10 % en neurochirurgie, 11 % en chirurgie orthopédique et 13 % en urologie).

Les recherches déjà réalisées ciblent certains éléments pour expliquer ces constats. Les femmes se sentent marginalisées et dévaluées comparativement à leurs collègues masculins (Fotaki, 2013). Elles subissent toujours des effets négatifs associés à la maternité et à la conciliation travail-famille (Carvajal et coll., 2012; Evers et Sieverding, 2014; Schroeder et coll., 2013; Sheltzer et Smith, 2014; Van den Brink, 2011). Elles expriment le besoin de mettre en place des politiques et mécanismes de soutien tels que des garderies ou des programmes de mentorat (Muhlenruch et Jochimsen, 2013; Pereira, 2014).

Ce colloque propose de faire le point sur les facteurs liés à la progression et à la rétention des femmes dans des métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes au Québec afin de définir les enjeux persistants ainsi que les pratiques porteuses pour les changements organisationnels et sectoriels.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :