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Alexandre Riel : Université de Montréal
Le Court Traité (vers 1660) est considéré comme l’un des premiers écrits de Spinoza. La première partie de cet ouvrage peut être rapprochée du premier livre de l’Éthique (1677), l’œuvre maîtresse de Spinoza. L’étude consistera à déterminer quelles sont les influences cartésiennes dans la philosophie de Spinoza. D’une part, dans le Court traité, la pensée du philosophe semble encore incertaine en ce qui a trait aux concepts de substance et d’attribut. En plusieurs endroits, notamment dans le Court traité et les premières lettres, les termes « substance » et « attribut » sont utilisés de façon interchangeable à tel point que Spinoza semble définir la substance de la même façon que l’attribut. La distinction entre ces deux concepts dans le Court traité n’est pas aussi claire que dans l’Éthique. De plus, dans les premiers écrits, Dieu n’est pas encore explicitement défini comme une substance, mais seulement comme un être constitué d’une infinité d’attributs. Cela s’explique principalement par le fait que Spinoza cherchait davantage, à l’époque, à démontrer un rapport d’identité entre Dieu et la Nature qu’un rapport d’identité entre Dieu et la substance, comme ce sera le cas dans l’Éthique. La tâche sera donc de déterminer s’il y a une discontinuité entre le Court traité et l’Éthique à propos du concept de Dieu ou s’il y a plutôt une évolution progressive de la pensée de l’auteur et une émancipation progressive du cartésianisme.
Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec
Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.
Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.
Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.
Titre du colloque :