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Josianne Lamothe : Université de Montréal
Selon une recension systématique des écrits, de 30 % à 76 % des travailleurs en santé mentale seront agressés au moins une fois au cours de leur carrière. Les organismes de la santé sont encouragés à adopter des stratégies pour mieux soutenir leurs employés affectés. Cette étude tente de savoir si le fait de se sentir soutenu par son organisation peut avoir un impact sur le bien-être psychologique chez un groupe de 81 travailleurs en milieu psychiatrique qui ont été témoins ou victimes de cette forme de violence. Une analyse par modèle mixte a révélé que les niveaux de bien-être restent relativement élevés et stables dans le temps, malgré le fait d’avoir été agressé ou menacé par un patient. Le fait de se sentir soutenu par son organisation se traduit par un niveau de bien-être plus élevé tout de suite après une agression, mais ne prédit pas le maintien du bien-être dans le temps. À l’inverse, la sévérité des symptômes de l’état de stress aigu (ÉSA) prédit le statut initial et la progression dans le temps. Les constats soulignent la résilience des travailleurs de la santé dans un contexte d’agressions multiples par les patients, mais surtout la pertinence du soutien organisationnel comme facteur de protection. Cependant, le pouvoir prédictif de l’ÉSA démontre toute l’importance d’évaluer ces symptômes de façon systématique. Surtout considérant que 15 % des participants répondent aux critères de diagnostic.
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