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James Peprah : University of Cape Coast
Les sources formelles de financement des banques traditionnelles ont une couverture limitée en ce qui concerne le service aux pauvres et aux propriétaires de micro et petites entreprises. Les personnes les plus touchées sont les femmes qui contribuent énormément à la production nationale. L'une des principales raisons attribuées à ce phénomène est le faible niveau d'éducation financière. L'objectif de cette étude est d'examiner les facteurs qui contribuent à l’éducation financière chez les femmes et les hommes propriétaires de micro et petites entreprises. L'étude utilise l'approche quantitative et la base GLSS 6 de données publiques disponibles et compilées par le Ghana Statistical Service. L'indice d'inclusion financière est construit et la MCO est utilisée pour déterminer les covariables des entrepreneurs qui influent sur l'inclusion financière. Les résultats préliminaires montrent que le niveau d'inclusion financière est plus élevé chez les hommes que chez les femmes et que les politiques devraient donc se concentrer sur l'amélioration du niveau d'inclusion financière des femmes.
Dans notre contexte mondial du 21e siècle, plus d’un milliard de femmes sont exclues du système financier formel (datatopics.worldbank.org/financialinclusion), soit plus de 40 % de la population féminine. Cependant, force est de reconnaître que, de nos jours, les femmes jouent un rôle plus important dans divers domaines comme l’entrepreneuriat, la gestion (financière et familiale) et dans le leadership (institutionnel). L’amélioration de l’accès des femmes aux produits et services financiers s’avère alors importante pour leur permettre de juguler les défis auxquels elles font face. Plusieurs initiatives sont entreprises pour permettre aux femmes de jouir pleinement de leur autonomie financière et de prendre leur place dans l’économie et le développement de leur collectivité. La microfinance a pendant longtemps été considérée comme une panacée pour l’inclusion financière des femmes. Toutefois, la microfinance n’est pas sans limites. Il serait alors opportun de réfléchir à des stratégies innovantes pour l’inclusion financière des femmes. Quelle que soit la stratégie utilisée, l’inclusion financière responsable et durable des femmes exige la participation des parties prenantes, en l’occurrence les femmes elles-mêmes. En ce sens, la principale question qui sera discutée dans ce colloque est la suivante : comment les activités entrepreneuriales, les pratiques de gestion d’entreprise et le leadership féminin pourraient permettre aux femmes d’avoir accès à des services financiers plus importants?
Titre du colloque :