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Linda Cardinal : Université d'Ottawa
Le principe d'offre active, unique au Canada, stipule que les services en français doivent être offerts en tout temps, dès le premier contact avec les citoyens. La santé mentale étant un nouveau domaine de recherche, on ne peut encore dire si ces services sont offerts de façon active, s'ils sont disponibles, accessibles et utilisés ou s'ils correspondent aux besoins des francophones (Normand, 2016; Guignard et coll., 2015; Bowen, 2015). En Ontario, il existe 390 milieux de soins pour la santé mentale et des dépendances, dont 39,4 % sont des services bilingues et 1,3 % qui offrent uniquement des services en français, mais le Conseil consultatif sur la santé mentale fournit peu de détails sur l'offre active. Au Manitoba, quatre des cinq bureaux régionaux de santé confirment offrir des services bilingues, mais on ne sait s'il y a une offre active des services de santé mentale en français. Le Nouveau-Brunswick publie des plans de services de santé mentale, mais ne précise pas ceux qui sont offerts en français de façon active.
Le GRIPOAS étudie l'offre active de services en français dans le domaine de la santé, en particulier, celui de la santé mentale. L'équipe de recherche mène présentement une recherche collaborative, comparative et interdisciplinaire dans le centre-sud-ouest de l'Ontario pour générer des données probantes sur les pratiques prometteuses d'offre active dans le domaine de la santé mentale. La communication présentera les résultats de cette recherche.
Nous souhaitons dresser un bilan, tout en interpellant les chercheurs communautaires, gouvernementaux et universitaires au sujet des perspectives d’avenir du champ sur les francophonies d’Amérique. Nous souhaitons particulièrement explorer les apports potentiels d’une plus grande interdisciplinarité et d’un plus grand recours à la comparaison interrégionale.
Après l’abandon progressif de la logique canadienne-française dans les années 1970, la recherche sur les francophones hors Québec a suscité l’émergence de thématiques originales liées au fait minoritaire, à la gouvernance, à l’espace ou à l’identité, par exemple. Depuis le début des années 1990, les études portant sur les francophones en situation minoritaire s’avèrent, en outre, de plus en plus nombreuses. À ce titre, si les réseaux de chercheurs et d’organismes communautaires bâtissent davantage de ponts entre les régions, les distinctions et la distance entre les communautés francophones du continent ont réduit les occasions pour les chercheurs universitaires et communautaires de bâtir des savoirs réellement partagés au sein d’un champ de recherche. Il en résulte davantage d’études de cas, associées notamment à des régions spécifiques, qui gagneraient à être intégrées à des perspectives comparatives engageant diverses disciplines.
Un autre cloisonnement des savoirs pourrait également être évoqué, soit celui des connaissances universitaires (disciplinaires), gouvernementales et communautaires. Il y aurait lieu de s’interroger sur les potentialités stratégiques et synthétiques de ces collaborations, qui demeurent le plus souvent ponctuelles.
Plus particulièrement, nous invitons des propositions sur les thèmes suivants :
— La mise en dialogue et en comparaison des différents espaces francophones;
— Des francophonies d’Amérique à la rencontre d’autres réalités minoritaires;
— La mise en dialogue et en comparaison des différents savoirs sur les francophonies d’Amérique.
Titre du colloque :