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Karine Picard : Université de Montréal
Le Mexique connait un vieillissement de la population, malgré sa moyenne d’âge relativement jeune. Dans les contextes des villes comme Puebla, les femmes âgées semblent être plus nombreuses. Ces femmes font face à une situation de vulnérabilité sur deux fronts : en raison de l’âge et du genre. Les femmes âgées voient leur mobilité quotidienne affectée par le vieillissement où l’absence d’aménagements adaptés peut causer une exclusion physique (aménagements dédiés à la voiture, des trottoirs endommagés limitant les déplacements actifs, entre autres). Les femmes âgées font aussi face à une situation d’exclusion de l’espace public pour des raisons de sécurité et de risque de violence. Ces deux éléments affectent leur mobilité différemment selon le quartier, résultant souvent en une exclusion inégale à travers la ville. Cette communication, réalisée dans le cadre de mon mémoire de maitrise, explore la littérature mettant en relation la mobilité quotidienne, le vieillissement et le genre. Le sujet est abordé dans plusieurs disciplines, particulièrement en géographie et sociologie. Divers constats émergent : les réalités urbaines affectent la mobilité des femmes âgées jouent au niveau psychologique via une peur de la violence, et au niveau physique dû aux limitations reliées au vieillissement.
Les enjeux d’accessibilité dans la ville ont souvent été abordés d’un point de vue géographique. L’accent est alors mis sur les effets de friction de la distance géographique dans un lieu donné (souvent un quartier) et leur influence sur la facilité avec laquelle les individus peuvent accéder aux ressources qu’offre la ville (emplois, services, équipements, etc.). Avoir accès à un panier de services à une distance acceptable contribue à la qualité de vie des individus. La distribution spatiale des destinations et les modes de transport qu’il est possible d’utiliser détermineront en grande partie l’accessibilité des territoires. Améliorer l’accessibilité passera souvent par une augmentation des destinations accessibles à une distance donnée, ou par l’amélioration des conditions de transport. Par ailleurs, la dépendance à l’automobile incite les villes à investir davantage dans la mise en place d’infrastructures de transport liées à ce mode de transport, et à favoriser un report modal. Dans ce contexte, les besoins d’accessibilité des individus qui ne disposent pas d’automobile sont-ils relégués à un deuxième plan créant une iniquité dans les possibilités d’accès? D’autres éléments nuisent aussi à l’accessibilité au sein de la ville. On peut penser aux infrastructures de transport qui facilitent l’accessibilité à une échelle régionale et qui en même temps la diminuent à une échelle de proximité. Dans d’autres occasions, il pourra s’agir de limites administratives qui nuisent à la mise en place d’une offre globale et intégrée de transport collectif, diminuant ainsi l’accessibilité sur le plan des coûts. Aussi, les caractéristiques de l’environnement bâti peuvent nuire à l’accessibilité, notamment lorsqu’il est question de déplacements actifs ou de déplacement chez les personnes à mobilité réduite. Quelles sont les situations les plus fréquemment observées dans les territoires périphériques et de banlieue? Voilà quelques-uns des enjeux abordés dans ce colloque.
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