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Raisons séculières, raisons religieuses : Charles Taylor et Jürgen Habermas

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Philippe-Antoine Hoyeck : Carleton University

Résumé de la communication

La diversité religieuse au sein des sociétés contemporaines nous confronte à un problème de légitimation : comment l’assentiment général aux lois est-il possible pour des citoyens qui ne partagent aucune vision du monde commune ? Dans ses écrits les plus récents, Jürgen Habermas s’appuie sur la notion d’une raison humaine universelle pour fonder la possibilité d’une traduction séculière des raisons religieuses offertes par les citoyens. En revanche, Charles Taylor insiste sur la contextualité des raisons séculières et religieuses pour rejeter le projet de traduction en faveur d’un « consensus par recoupement » qui éliminerait la nécessité d’un échange de raisons entre citoyens. Dans cet exposé, nous examinerons les réponses des deux auteurs au problème de la légitimation ainsi que leurs conceptions du statut épistémique des raisons religieuses. Nous tenterons ensuite de développer une voie médiane entre leurs positions respectives : un échange de raisons en l’absence de traduction.

Résumé du colloque

Preuve, témoignage et vérité : congrès annuel de la Société de philosophie du Québec

Toutes les connaissances développées au cours du temps sont le résultat du génie humain. Même si nous avons maintenant tendance à les tenir pour acquises, l’ensemble de nos vérités s’est constitué au cours d’un processus d’évaluation, de critique, de recherche et de raffinement sans lequel aucune d’entre elles n’aurait pu voir le jour.

Au centre de ce processus se trouvent la preuve et le témoignage, deux notions qui jouent un rôle décisif dans l’établissement des vérités au centre de la connaissance. La vérité dépend en effet des critères que nous avons pour distinguer le vrai du faux, et parmi ces critères, la preuve et le témoignage sont constamment invoqués à l’appui des affirmations que nous faisons dans les différentes disciplines du savoir humain. Cela signifie en bref que, sans témoignages ni preuves, la vérité confine à la fiction.

Réfléchir aux notions de preuve et de témoignage, c’est ainsi faire une contribution essentielle à l’avancement des connaissances en fournissant une compréhension accrue et raffinée des critères de la science. Distinguer un témoignage valable d’un témoignage suspicieux ou insuffisant, une preuve fiable d’une preuve invalide ou incomplète, fournit aux savants une meilleure compréhension de la vérité et des manières d’y parvenir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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