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Réduire les disparités sociales par l’amélioration de l’accès à l’emploi en transport en commun? Le cas de Toronto, Canada (2001-2011)

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Geneviève Boisjoly : Polytechnique Montréal

Résumé de la communication

L’accessibilité d’un territoire est un élément clé pour l’inclusion sociale de ses résidents. Dans cette perspective, nombres d’études et d’agences de transport soulignent l’importance d’améliorer l’accessibilité aux opportunités urbaines dans les quartiers défavorisés, afin de réduire les risques d’exclusion sociale des populations plus vulnérables. Bien que de nombreuses études s’intéressent aux disparités sociales d’accès au territoire, peu de recherches se questionnent à savoir comment, au fil du temps, les changements dans l’accès au territoire se matérialisent en termes de composition socio-économique des quartiers et des villes. L’objectif de cette recherche est donc d’analyser spatialement les changements socio-économiques survenus dans la région de Toronto, et ce, en relation avec l’évolution des disparités d’accessibilité à l’emploi en transport en commun. L’analyse se base sur les niveaux socio-économiques et d’accès à l’emploi des secteurs de recensement de la municipalité de Toronto en 2001 et 2011. Elle vise à évaluer dans quelle mesure l’amélioration des niveaux d’accessibilité des quartiers défavorisés peut contribuer à réduire la ségrégation socio-spatiale et les disparités socio-économiques au sein d’une région. Cette étude contribuera à mettre en lumière les implications des stratégies visant à améliorer l’accessibilité à l’emploi en transport en commun pour cerner les iniquités sociales.

Résumé du colloque

Les enjeux d’accessibilité dans la ville ont souvent été abordés d’un point de vue géographique. L’accent est alors mis sur les effets de friction de la distance géographique dans un lieu donné (souvent un quartier) et leur influence sur la facilité avec laquelle les individus peuvent accéder aux ressources qu’offre la ville (emplois, services, équipements, etc.). Avoir accès à un panier de services à une distance acceptable contribue à la qualité de vie des individus. La distribution spatiale des destinations et les modes de transport qu’il est possible d’utiliser détermineront en grande partie l’accessibilité des territoires. Améliorer l’accessibilité passera souvent par une augmentation des destinations accessibles à une distance donnée, ou par l’amélioration des conditions de transport. Par ailleurs, la dépendance à l’automobile incite les villes à investir davantage dans la mise en place d’infrastructures de transport liées à ce mode de transport, et à favoriser un report modal. Dans ce contexte, les besoins d’accessibilité des individus qui ne disposent pas d’automobile sont-ils relégués à un deuxième plan créant une iniquité dans les possibilités d’accès? D’autres éléments nuisent aussi à l’accessibilité au sein de la ville. On peut penser aux infrastructures de transport qui facilitent l’accessibilité à une échelle régionale et qui en même temps la diminuent à une échelle de proximité. Dans d’autres occasions, il pourra s’agir de limites administratives qui nuisent à la mise en place d’une offre globale et intégrée de transport collectif, diminuant ainsi l’accessibilité sur le plan des coûts. Aussi, les caractéristiques de l’environnement bâti peuvent nuire à l’accessibilité, notamment lorsqu’il est question de déplacements actifs ou de déplacement chez les personnes à mobilité réduite. Quelles sont les situations les plus fréquemment observées dans les territoires périphériques et de banlieue? Voilà quelques-uns des enjeux abordés dans ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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