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Laurence Hamel-Charest : Université de Montréal
Des communautés amérindiennes du Québec élisent des reines (ou des princesses) lors de carnavals ou de festivals. Ces concours aux dimensions communautaires s’inscrivent dans une programmation comprenant des activités sportives et ludiques. D’anciennes candidates ou organisatrices de concours interrogées dans le cadre d’entrevues insistent pour dire qu’il ne s’agit pas de concours de beauté. Ceci étant dit, certaines candidates en profitent pour se mettre belles. Pourquoi ? Quelles sont les fonctions de ces mises en beauté ? Nous verrons qu’elles participent à faire de l’occasion un évènement spécial et divertissant, mais qu’elles permettent aussi aux candidates de se dépasser et revitaliser leur confiance personnelle. L’habillement des candidates varie selon la thématique du concours et la communauté. Toutefois, les robes de soirée sont souvent portées quand les candidates sont de jeunes femmes. La communication ciblera principalement les enjeux entourant ces dernières qui renvoient à un imaginaire de princesses, souvent de Disney. L’analyse montrera qu’il est envisagé dans une optique positive : des femmes fortes, autonomes et déterminées. Les jeunes filles et femmes amérindiennes semblent identifier leurs idéaux à ces images. Il sera proposé que l’univers romantique perceptible dans la mise en beauté des candidates témoigne d’un espace de construction de la féminité renvoyant à un « girl power ».
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