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Marie-Eve Leclerc : Université McGill
Le devoir de juré, bien que gratifiant, peut également s'avérer stressant. Certains jurés peuvent éprouver des symptômes liés à l’état de stress post-traumatique (des pensées intrusives, l’évitement, l’hypersensibilité, l’anhédonie, l’humeur dépressive). Il est important de comprendre l'étendue des impacts sociojuridiques et psychologiques qu’amène la comparution en cour, en tant que membre du jury. Ce manuscrit présente une revue de la littérature examinant la prévalence et la sévérité des symptômes traumatiques associés à la fonction de juré. Une recherche systématique d’articles scientifiques a été effectuée à l’aide de : PsychInfo, ProQuest Dissertations, PubMed, Web of Science, Google Scholar et HeinOnline. Les critères d’inclusion étaient :1) recherches académiques 2) examinant l’impact du rôle de juré sur la santé mentale. Les données ont été extraites et résumées à l'aide d'un formulaire standard. Un total de 18 études a été inclus. Les symptômes de trauma ont été observés chez 50% des jurés et pour une minorité (1% à 11%), ces symptômes ont persisté durant plusieurs mois. Certains jurys peuvent être exposés à un risque accru de psychopathologie en raison de leur rôle, particulièrement dans des cas de crimes violents. Les limites méthodologiques identifiées dans plusieurs de ces études mettent en évidence la nécessité d’interpréter prudemment les résultats associés, ainsi que de mener davantage d’études empiriques sur le sujet.
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