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Virage municipal ou retour de la cité?

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Bob W. White : Université de Montréal

Résumé de la communication

Si la littérature sur la migration reste dominée par l’échelle nationale ou fédérale (Glick Schiller et Çaglar, 2008), il est généralement reconnu que les villes jouent un rôle de plus en plus important en termes des politiques et programmes qui visent l’intégration des nouveaux arrivants (Alexander, 2003; Penninx et al., 2004). S’inspirant initialement des écrits de Lefevbre, une littérature récente se développe autour de la notion de « citoyenneté urbaine ». Elle entend, entre autres, analyser et évaluer la citoyenneté et l’identité citoyenne à l’échelle urbaine (Cunningham 2011). La citoyenneté urbaine demeure fragile parce que non inscrite dans un système de droits et de responsabilités, pourtant plusieurs villes d’Europe ont été très actives dans l’obtention du droit de vote pour les immigrants sans statut officiel. D’un autre point de vue, la citoyenneté urbaine est plus accessible que la citoyenneté traditionnelle (celle du passeport) puisqu’il est plus facile de s’identifier à une ville qu’à une nation (White, sous presse). Dans cette logique, avoir « droit à la ville » veut dire occuper l’espace du territoire urbain et participer activement dans la gestion de son avenir, ce qui implique des rapports sociaux conditionnés par les institutions et par l’histoire.

Résumé du colloque

Si la littérature sur la migration reste dominée par l’échelle nationale ou fédérale, il est généralement reconnu que les villes jouent un rôle important quant aux politiques et programmes visant l’intégration des nouveaux arrivants. L’étude des relations sociales dans les espaces urbains pluriethniques n’est pas nouvelle en sciences sociales. Le vaste champ de recherche sur l’ethnicité en contexte de migration, s’inspirant de la sociologie critique de l’École de Chicago mais aussi de l’anthropologie sociale de F. Barth et d’autres, a beaucoup contribué à notre compréhension des rapports sociaux dans les contextes pluriethniques. Des recherches sur les interactions dans les espaces publics des quartiers multiethniques ont démontré que les échanges sont souvent caractérisés par la civilité ou l’évitement, mais les dynamiques de la cohabitation continuent à être une source de préoccupation. Si les craintes à ce sujet reviennent souvent, c’est en partie parce que nous sommes mal outillés pour comprendre les dynamiques de la cohabitation et les paramètres de son fonctionnement. Une littérature récente se développe autour de la notion de « citoyenneté urbaine ». La citoyenneté urbaine demeure fragile parce que non inscrite dans un système de droits et de responsabilités; pourtant, plusieurs villes d’Europe ont été très actives dans l’obtention du droit de vote pour les immigrants sans statut officiel. D’un autre point de vue, la citoyenneté urbaine est plus accessible que la citoyenneté traditionnelle (passeport) puisqu’il est plus facile de s’identifier à une ville qu’à une nation. Dans ce colloque, nous examinons l’intérêt croissant pour l’échelle municipale comme objet d’étude et nous proposons un rapport plus étroit entre les approches citoyennes et les approches interculturelles dans l’analyse des dynamiques de cohabitation en contexte pluriethnique. (Bibliographie disponible sur demande)

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 10 mai 2017

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