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Accompagner l’écriture des genres textuels dans sa discipline : retombées d’un programme de collaboration université-cégep

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Stéphanie Lanctôt : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le projet Écrits en chantier, issu d’un programme de collaboration Université-Cégep (PCUC), a été mené par une équipe constituée d’enseignants du collégial ainsi que de professeurs et d’étudiantes de l’Université de Sherbrooke de 2012 à 2016. S’inscrivant dans le courant de recherche des littéracies universitaires (Delcambre et Lahanier-Reuter, 2010; Pollet 2001, 2014), le projet visait à former et à outiller des enseignants d’établissements collégiaux non spécialistes de la langue à mieux encadrer et soutenir leurs étudiants dans la lecture et la production des genres de textes propres à leur discipline, dont des écrits professionnels. L’équipe d’Écrits en chantier a ainsi élaboré divers dispositifs de formation centrés sur l’appropriation des genres textuels (Bronckart, 1996; Chartrand, Émery-Bruneau et Sénéchal, 2015; Schneuwly, 1995). C’est dans ce contexte qu’a d’abord pris forme un cours de 2e cycle, DID875 – Accompagner l’écriture des genres dans sa discipline, puis des ateliers de formation offerts par l’entremise de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) ainsi qu’un cours de 3e cycle DED903 – Lire et écrire pour mobiliser la recherche au profit de l’intervention. Toutes ces formules ont pour objectif de stimuler une réflexion sur l’importance du genre textuel dans la production d’écrits. Dans cette communication, nous présenterons les fondements d’Écrits en chantier, ses retombées et les perspectives de recherche ultérieures.

Résumé du colloque

Bien que les écrits professionnels soient cruciaux dans notre société et se situent au cœur des activités quotidiennes des travailleurs, un écart s’observe entre les attentes des employeurs et la capacité à communiquer par écrit des diplômés du postsecondaire (MELS et MESRST, 2013). Qu’on les nomme « écrits utilitaires » ou « écrits fonctionnels », ces textes ont pour but, entre autres, de transmettre un message d’information ou d’incitation à l’action (courriel, argumentaire de vente, manuel d’utilisateur, etc.) ou de reconstruire des pratiques (rapport d’intervention, rapport d’incident, notes d’évolution, etc.). Le scripteur, en dehors de l’exploitation du potentiel épistémique et heuristique de l’écriture (Blaser, Saussez et Bouhon, 2014), écrit pour être compris, avec une écriture de type communicationnel associée à l’accomplissement d’un mandat (Beaudet et Rey, 2012). Des enjeux socioéconomiques de différents ordres entrent en ligne de compte, et les acteurs concernés peuvent être tout aussi influents que nombreux. Les écrits professionnels servent alors, par exemple, à défendre une image professionnelle ou identitaire, à sceller une entente ou à soutenir une preuve à la cour. Conséquemment, il importe de former les futurs travailleurs à l’écriture professionnelle en tenant compte de ces enjeux et de contribuer de manière efficace au développement de la compétence à produire des écrits professionnels attendue dans l’exercice d’un métier ou d’une profession (Pelletier et Lachapelle, 2016). Qui plus est, il s’avère pertinent de se demander comment y parvenir dans un contexte où les difficultés des étudiants de niveau postsecondaire à produire les écrits demandés dans toutes les disciplines sont notables et en appellent à la nécessité de mesures de soutien (Donahue, 2008; Pollet, 2001; Thyrion, 2011). Les pratiques d’accompagnement devraient reposer sur la mise en place d’activités disciplinaires pertinentes, comportant des tâches qui s’inscrivent dans des contextes spécifiques et qui concernent différents types d’écrits. Il s’agirait en somme de « transformer la part langagière du travail en contenus didactiques » (Adami et André, 2012).

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
Discutant-e- de la session : Guillaume Lachapelle
section icon Date : 11 mai 2017

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