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David Didier : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Les systèmes d’alerte rapide (SAR) sont un moyen de réduction des risques naturels. Bien qu’ils soient appliqués depuis plusieurs décennies pour la plupart des aléas, ils sont généralement inefficaces. Plusieurs facteurs techniques, administratifs et sociaux influencent leur fonctionnement. La principale contrainte à leur efficacité réside dans la communication de l’alerte et sur la réponse non-appropriée qui y fait suite. Afin de faire ressortir les conditions qui permettent l’opérationnalisation efficace des SAR, cette synthèse les positionne dans le contexte d’une gestion de risque, synthétise les facteurs qui contraignent son fonctionnement et souligne des critères de réussite. Mettre en opération un SAR efficace demande une approche holistique en opposition aux systèmes de communication linéaire basés sur la technologie qui voit la communauté à la fin du processus. Si l’intérêt des SAR est de diminuer le risque encouru par une population, amoindrir sa vulnérabilité exige que le type de système soit adapté à son contexte local. Joindre les connaissances scientifiques au savoir local peut contribuer à cibler les besoins réels, et facilite la transmission des connaissances pour l’ensemble des acteurs. Cette collaboration peut se réaliser grâce à un suivi environnemental. Pour diminuer la vulnérabilité, un retour d’expériences des communautés vers le système semble nécessaire.
S’adapter aux risques naturels
L’Université des Nations unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et l’Alliance Development Works ont défini un indice mondial de risque : le World Risk Index (WRI). Cet indice définit le risque comme l’interaction entre un risque naturel et la vulnérabilité humaine d’une collectivité donnée. Il traduit le degré d’exposition humaine aux risques liés aux catastrophes naturelles et englobe de nombreux paramètres, dont les stratégies d’adaptation aux conséquences négatives probables des catastrophes naturelles et des changements climatiques. Les inondations et la montée des eaux représentent la plus grande menace.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a démontré que la région nord-est des États-Unis a connu un accroissement de l’ampleur des inondations de 76 % au cours des dernières années. Elle prévoit une augmentation de la fréquence des inondations à l’avenir. Celles du bassin du Richelieu en 2011 sont un parfait avertissement. L’urgence d’une véritable politique d’adaptation des collectivités aux changements climatiques est posée.
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