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Corésidence et contacts avec les parents biologiques durant l’enfance : une approche par les tables de survie longitudinales multiétats

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David Pelletier : Université de Montréal

Résumé de la communication

La hausse des ruptures conjugales et des naissances hors union signifie que de plus en plus d’enfants passent au moins une partie de leur enfance séparés d’un parent. Puisque la garde maternelle demeure le standard social après la séparation, ce parent absent est généralement le père. L’objectif de ce projet est double. Il s’agit, d’une part, de quantifier le temps passé à vivre avec chacun des parents tout au long de l’enfance et, d’autre part, d’explorer les facteurs associés à la trajectoire de temps parental des enfants. L’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ), avec 13 passages effectués au cours des 15 premières années de vie d’une cohorte d’enfants québécois, est une des seules sources de données dans le monde qui permette de répondre à ces objectifs. À partir de diverses tables de survie longitudinales multiétats construites sur la base de ces données, on peut constater que le temps passé avec le père durant l’enfance est positivement associé au niveau de scolarité des deux parents. De même, la double résidence (ou garde partagée), bien qu’elle constitue une expérience marginale dans le parcours d’un enfant moyen, tient une place centrale dans l’exercice de la paternité quotidienne après une rupture. Enfin, malgré une grande fluidité dans la trajectoire des enfants, les arrangements établis juste après la séparation se révèlent être de bons prédicteurs de l'expérience parentale ultérieure.

Résumé du colloque

Ce colloque sera l’occasion d’échanger sur les enjeux actuels politiques et sociaux pour une meilleure représentation des conditions de vie et des sources d’inégalités associées au parcours de vie des populations. Les participants présenteront les concepts, approches, données, méthodologies et résultats développés, actuels et futurs, dans le but de souligner l’apport du longitudinal dans la compréhension des inégalités. Comment ces études longitudinales permettent-elles d’identifier les facteurs pouvant être source d’inégalités, à différents moments dans le parcours de vie de groupes d’individus, dans des contextes en mutation ? Quelles données sont actuellement disponibles et quelles autres seront collectées dans le futur?

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
manager icon Responsables :
Solène Lardoux
section icon Date : 11 mai 2017

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