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De l’iconographie historique à un enjeu contemporain de développement urbain : problématiser à l’aide d’un dossier documentaire au secondaire

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Vincent Boutonnet : UQO - Université du Québec en Outaouais

Résumé de la communication

Alors que les pratiques d’enseignement restent encore magistrales et appuyées sur des documents aux fonctions illustratives (Boutonnet, 2015), il importe de se questionner sur la formation initiale et continue des enseignants d’histoire et géographie au secondaire. En effet, les futurs enseignants semblent privilégier des fonctions illustratives lors de l’usage de documents textuels ou iconographiques (Boutonnet, 2014). Nous proposons une grille d’analyse de documents variés concernant l’évolution du site patrimonial de la Chute de la Chaudière entre Gatineau et Ottawa. Lieu d’échanges et site sacré pour les tribus algonquiennes, cette Chute est devenue aussi le lieu de développement de la région grâce à l’industrie forestière à partir du XIXe siècle. C’est aujourd’hui une zone désaffectée, dû à la contamination des sols par plusieurs siècles d’industrialisation, qui vise à être revitalisée par un projet immobilier d’envergure relativement contesté (Zibi). Entre protection du patrimoine et revitalisation, nous proposons une approche problématisée afin d’analyser une variété de documents dont des peintures et de photographies d’époques. Les analyses s’appuieront sur la perspective structurale de Henri Lefebvre (1974) et la sémiotique architecturale d’Umberto Eco (1997). Il sera alors question de la production de l’espace par une société – une production sociale selon Lefebvre (1974) – et comment elle peut être perçue ou analysée. Cet enjeu se problématise alors par plusieurs perspectives historiques, géographiques et civiques.

Résumé du colloque

Les historiens se sont intéressés tardivement à l’image, notamment parce que le texte a longtemps eu préséance (Vanderdorpe, 2012). Aujourd’hui, alors qu’elle domine les communications contemporaines, il semble fondamental d’éduquer à l’image afin d’apprendre à la décoder, l’interpréter et la mettre à distance. En France (et moindrement au Québec), l’étude de l’image est désormais bien installée dans les programmes, en particulier celui d’histoire. Les pratiques pédagogiques dans les classes illustrent, entre autres, que le croisement du texte et de l’image est devenu une habitude pour les enseignants de l’Hexagone (Delporte et Gachet, 2002). En classe, l’image tend pourtant à rester un témoin rapide de ce qui a été dit ou lu, un complément pédagogique. Plus préoccupant, l’apprentissage de la lecture d’images semble encore peu pris en compte (Lebrun, Lacelle et Lebrun, 2102; Martel et Cartier, 2016). Comment décoder et interpréter une image? Lit-on de la même manière une image fixe ou mobile? Fait-on dans nos écoles un vrai travail d’historien et de géographe avec l’image? Quelle méthodologie doit-on mettre en œuvre pour cela? Quels sont les types de documents iconographiques privilégiés, avec quelles finalités, pour quels apprentissages? Quelles sont les disciplines scolaires contributives à la lecture de l’image et quels sont les apports spécifiques des disciplines de l’histoire et de la géographie? Prenant appui sur l’expertise de divers intervenants, ce colloque propose une réflexion à regards croisés (notamment France-Québec) sur ces interrogations. Pour ce faire, les points de vue de divers chercheurs et intervenants en éducation seront sollicités afin de dresser un portrait des perspectives actuelles et à venir en matière d’éducation à l’image en contexte d’enseignement ou d’apprentissage des humanités et de la culture.

Contexte

section icon Thème du congrès 2017 (85e édition) :
Vers de nouveaux sommets
section icon Date : 11 mai 2017

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