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Maxime Maltais : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Les embâcles de bois jouent un rôle dans la fréquence et l'intensité des aléas fluviaux et améliorent la qualité des habitats et la biodiversité. On connaît peu la dynamique du bois mort dans les rivières de l’est du Québec, ce qui limite la mise en place de mesures permettant une gestion adéquate des risques fluviaux tout en valorisant les services écosystémiques de cette dynamique. Ce projet vise (i) à mieux comprendre les effets mutuels des dynamiques fluviale et du bois mort à l’échelle du corridor fluvial et (ii) à examiner l’influence du bois mort et de la ripisylve dans la délimitation des espaces de mobilité de la rivière Mont-Louis. En 2004, 14 embâcles ont été identifiés alors que des inventaires systématiques réalisés en 2015 et 2016 révèlent que ce total passe à 212 et 250, respectivement. Les plus grands volumes de bois se situent dans les tronçons de rivière les plus mobiles, où se forment d’imposants bancs d’accumulation. Trois embâcles étudiés offrent une protection ponctuelle contre l’érosion, mais modifient la position du chenal en redirigeant l’écoulement. De plus, les tracés de la rivière (1963, 1975, 1981, 2004, 2014) montrent que le chenal s’élargit lorsque les superficies de forêt alluviale sont plus petites. L’évolution de la ripisylve s’impose donc comme un nouvel indicateur de la trajectoire morphologique, permettant d’anticiper les ajustements mis en place par le cours d’eau et de définir l’espace de mobilité de la rivière avec plus d’exactitude.
S’adapter aux risques naturels
L’Université des Nations unies pour l’environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) et l’Alliance Development Works ont défini un indice mondial de risque : le World Risk Index (WRI). Cet indice définit le risque comme l’interaction entre un risque naturel et la vulnérabilité humaine d’une collectivité donnée. Il traduit le degré d’exposition humaine aux risques liés aux catastrophes naturelles et englobe de nombreux paramètres, dont les stratégies d’adaptation aux conséquences négatives probables des catastrophes naturelles et des changements climatiques. Les inondations et la montée des eaux représentent la plus grande menace.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a démontré que la région nord-est des États-Unis a connu un accroissement de l’ampleur des inondations de 76 % au cours des dernières années. Elle prévoit une augmentation de la fréquence des inondations à l’avenir. Celles du bassin du Richelieu en 2011 sont un parfait avertissement. L’urgence d’une véritable politique d’adaptation des collectivités aux changements climatiques est posée.
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